Ottawa ne joue plus à Kyoto

Le 04 juin 2010
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

 

Le gouvernement canadien n’a plus l’intention d’atteindre les objectifs que lui a assigné le protocole de Kyoto. Publiée en catimini, jeudi, la dernière communication canadienne au secrétariat de la convention de l’ONU sur le changement climatique marque un véritable recul de la politique climatique canadienne.

Selon le protocole adopté en 1997, le pays à la feuille d’érable doit, en 2012, avoir réduit de 6% ses émissions comptabilisées en 1990. Or, selon les projections officielles, les émissions canadiennes atteindront 809 millions de tonnes équivalent CO2 en 2012, soit 34,9% de plus qu’en 1990 !

Bien sûr, le gouvernement Harper prévoit de « compenser » le surplus carbonique en achetant des crédits d’émissions internationaux (Urce, UQA). Problème, le montant de son devis est de 28,3 milliards de dollars canadiens (22,2 milliards d’euros), soit 35 dollars (27,5 euros) le crédit. Ce qui équivaut à plus de deux fois le prix actuellement constaté sur les marchés internationaux. Mais comme le souligne Le Devoir : « Aucune provision pour une dette de cette envergure n’apparaît dans le bilan comptable du pays. »

Non budgétée, l’action climatique restera à sa portion congrue. Cette année, les industriels ne devront réduire que de 5 Mtéq.CO2 leurs rejets, contre 57 Mtéq.CO2 initialement prévues. En 2012, l’effort sera un peu plus rude : -10 Mtéq.CO2 , soit 7 fois moins qu’annoncé précédemment. Certes, les normes d’émissions des véhicules légers ont récemment été revues à la baisse. Mais selon certaines estimations, le résultat de cette mesure pourrait être annulé par la croissance du parc automobile.

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus