Orpaillage illégal : en dépit d’une avancée, le problème persiste

Le 02 décembre 2010 par Sabine Casalonga
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Dans un communiqué du 1er décembre, le WWF-France se félicite de l’adoption, mercredi 17 novembre, par l’Assemblée nationale, de l’amendement de la députée Christiane Taubira, qui propose d’étendre à la Guyane l’application de la « loi de la garantie » des métaux précieux.

Ces dispositions imposeront dès la fin 2010 aux comptoirs d’or de Guyane l’obligation de donner précisément l’identité du vendeur. « Cette évolution législative majeure, dont le besoin avait été révélé par le rapport du WWF-France publié en octobre 2009, représentera un rempart supplémentaire contre l’infiltration de l’or illégal dans la filière aurifère légale française », se félicite l’ONG.

Le WWF-France estime cependant que l’exploitation aurifère illégale perdure en Guyane. Lors du survol le 6 novembre dernier d’une zone-témoin dans la région de Camopi, à la fois commune française, territoire frontalier avec le Brésil et communauté amérindienne, accueillant une partie de la zone de « cœur » du parc national amazonien, des observations ont révélé la présence de chantiers d’orpaillage clandestins. « Le film réalisé lors de cette mission, visible sur www.nonalorillegal.fr, montre très clairement le chantier actif observé, ainsi que ses conséquences environnementales (pollution aquatique depuis le site illégal, contaminant toute la rivière jusqu’au village de Camopi) », précise l’ONG.

Pour le WWF-France, ce nouveau constat rappelle qu’en complément de la loi de la garantie, la coopération régionale avec le Brésil reste à promouvoir en termes de lutte contre l’orpaillage illégal.



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