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Orly responsable de 1% des émissions de NOx en IDF

Le 14 octobre 2004 par Claire Avignon
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Après un premier rapport sur la pollution de l'air aux abords de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle et du Bourget, Airparif vient de sortir un second rapport sur l'aéroport d'Orly. L'association de contrôle de la qualité de l'air en Ile-de-France a pu ainsi établir un bilan complet des conséquences des aéroports parisiens sur la pollution.

Le rapport montre que l'impact moyen de l'ensemble des activités d'Orly s'élève à environ 6% aux abords de l'aéroport.

Il s'agit de la différence entre le taux de pollution au sud de la plate-forme et au nord. Un surcroît a bien été enregistré au sud, zone peu urbanisée qui subit moins la pollution des agglomérations concentrées au nord, et qui se situe en aval des activités de l'aéroport.

Ces dernières comprennent le trafic aérien (206.000 mouvements en 2003), la logistique terrestre et le trafic routier lié aux dessertes. Effectuée entre mi-janvier et mi-avril 2003, l'étude d'Airparif a porté sur plus de 120 sites établis sur un périmètre de 5 kilomètres autour d'Orly. Les ingénieurs ont mesuré principalement le dioxyde d'azote (NO2), polluant caractéristique des activités de transport. La campagne s'est révélée plus délicate que celle de Roissy étant donné que l'aéroport se trouve au coeur de l'agglomération, entouré de ville et d'axes routiers majeurs (A6, A10, A106, A86).

D'ailleurs, les concentrations les plus fortes ont bel et bien été enregistrées au voisinage de ces axes autoroutiers, comme le montre l'illustration. Avec 252.000 véhicules par jour, l'échangeur entre l'A6 et l'A10 voit les concentrations de NO2 dépasser les 64 microgrammes par mètre cube (µg/m3), bien au-delà de l'objectif de qualité de 40 µg/m3.

Airparif estime que sur le million de Franciliens habitant le secteur, 50% demeurent dans une zone où les concentrations de NO2 excèdent cet objectif. Les axes routiers s'avèrent en outre responsables du dépassement de 2 µg/m3 de benzène.

Même si l'influence de l'aéroport d'Orly apparaît en partie confondue avec les émissions de l'agglomération parisienne, Airparif a pu montrer que le trafic aérien d'Orly contribue à hauteur de 1% aux émissions régionales d'oxydes d'azote (NOx).

Avec l'aéroport Roissy-CDG, on atteint un taux de 4%, soit l'équivalent des émissions générées par l'activité d'incinération de déchets ménagers.


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