Orléans teste une hydrolienne fluviale

Le 04 novembre 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg, envoyé spécial
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L'hydrolienne d'Orléans fournira ses premiers kWh dès jeudi.
L'hydrolienne d'Orléans fournira ses premiers kWh dès jeudi.
VLDT

A défaut d’être française, c’est une première hexagonale. Ce mardi 4 novembre, Hydroquest a débuté le montage d’un prototype d’hydrolienne fluviale, sur un quai d’Orléans.

Avant de faire ses premiers tours de pales dans la Loire, d’ici la fin de la semaine, la machine sera arrimée à sa barge flottante. L’attelage sera ensuite immergé par une grue. Après l’amarrage de l’installation au fond du fleuve, il ne restera qu’à la raccorder au réseau de distribution d’électricité.

3 ans de recherches et de développement

Simple en apparence, l’opération est l’aboutissement de trois ans de recherche et développement menés par Hydroquest, PME grenobloise. Très éloigné de celui des grosses machines sous-marines, le concept de l’hydrolienne fluviale est des plus légers: deux turbines à axe vertical, de 1,5 mètre de haut sur autant de large, sont assemblées sur une structure dotée de carénage latéraux pour faciliter l’écoulement de l’eau.

Affichant une capacité de production de 40 kilowatts, le prototype orléanais sera la première hydrolienne fluviale à entrer en service en métropole. Depuis mai 2013, EDF SEI expérimente, dans l’Oyapock, deux machines comparables. «Et les premiers résultats d’exploitation sont plutôt bons», lâche Thomas Jaquier.

fleuves et estuaires

Large et tranquille, le fleuve guyanais a un débit régulier et une vitesse d’écoulement d’eau inférieure à 3 mètres/seconde. «Au-delà, nous devons arrêter les turbines», explique le directeur technique d’Hydroquest.

Conçu pour les fleuves et les estuaires, l’hydrolienne grenobloise a aussi pour atout sa grande modularité. «Nous pouvons en installer pour alimenter des sites isolés, mais aussi les coupler comme des fermes éoliennes pour fournir de plus grande puissance», indique Thomas Jaquier.

Dans la préfecture du Loiret, l’hydrolienne ligérienne effectuera deux années de tests, complémentaires aux essais réalisés en bassin et en Guyane. Il s’agira notamment de vérifier que ces gros mixers n’effraient pas les poissons migrateurs, abondants dans cette partie du fleuve.

Financée par le fonds unique interministériel, cette expérimentation devrait coûter 2,4 millions d’euros sur trois ans.



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