Origine de la viande: une campagne pour sensibiliser le public

Le 03 septembre 2014 par Romain Loury
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Les associations veulent plus d'étiquetage
Les associations veulent plus d'étiquetage

Les associations de consommateurs repartent à l’assaut sur l’origine de la viande, qu’elles souhaitent enfin voir indiquée sur l’emballage, avec une campagne grand public, «D’où vient ma viande?».

Voilà une question à laquelle le consommateur européen serait bien en peine de répondre. Et pour cause: suite à la crise de la vache folle, seule la viande bovine fraîche fait l’objet, depuis 2002, d’une obligation d’étiquetage du lieu de naissance, d’élevage, et d’abattage.

A ce jour, il n’existe rien de tel pour les viandes fraîches non bovines, telles que les porcines, caprines, ovines et la volaille. Début février, le Parlement européen a rejeté un règlement allant dans ce sens, au motif qu’il ne prévoyait que la mention des lieux d’élevage et d’abattage, mais non du lieu de naissance (voir le JDSA).

90% des Européens y sont favorables

Quant à indiquer l’origine de la viande sur les produits transformés, on en est encore loin. Bien que 90% des consommateurs européens y soient favorables, la Commission s’y montre très opposée, lui préférant une indication «UE/pays tiers».

Dans un rapport publié fin 2013, elle estimait que le coût des plats préparés pourrait s’envoler de 15% à 50%, un prix que le public ne serait jamais prêt à payer pour une telle information (voir le JDSA). Pour les associations, ce surcoût est très exagéré: il ne serait que de 0,7%, selon une enquête menée par l’UFC-Que choisir sur des entreprises ayant volontairement étiqueté leur produit.

plus de transparence

«Convaincue que plus de transparence est nécessaire pour restaurer la confiance du consommateur vis-à-vis de son alimentation», l’UFC-Que choisir a lancé, mardi 2 septembre avec d’autres associations regroupées dans le BEUC [1], une campagne grand public dénommée «D’où vient ma viande?». Elle est déclinée sous forme de diaporama, à partager sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter.

Pour l’UFC-Que choisir, il s’agit de «faire entendre la voix des consommateurs auprès des décideurs européens, afin que l’étiquetage de l’origine devienne la norme pour les produits à base de viande». Cette voix portera-t-elle au moins jusqu’à Bruxelles?

[1] Bureau européen des unions de consommateurs



Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus