Origine de la viande: une campagne pour sensibiliser le public

Le 03 septembre 2014 par Romain Loury
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Les associations veulent plus d'étiquetage
Les associations veulent plus d'étiquetage

Les associations de consommateurs repartent à l’assaut sur l’origine de la viande, qu’elles souhaitent enfin voir indiquée sur l’emballage, avec une campagne grand public, «D’où vient ma viande?».

Voilà une question à laquelle le consommateur européen serait bien en peine de répondre. Et pour cause: suite à la crise de la vache folle, seule la viande bovine fraîche fait l’objet, depuis 2002, d’une obligation d’étiquetage du lieu de naissance, d’élevage, et d’abattage.

A ce jour, il n’existe rien de tel pour les viandes fraîches non bovines, telles que les porcines, caprines, ovines et la volaille. Début février, le Parlement européen a rejeté un règlement allant dans ce sens, au motif qu’il ne prévoyait que la mention des lieux d’élevage et d’abattage, mais non du lieu de naissance (voir le JDSA).

90% des Européens y sont favorables

Quant à indiquer l’origine de la viande sur les produits transformés, on en est encore loin. Bien que 90% des consommateurs européens y soient favorables, la Commission s’y montre très opposée, lui préférant une indication «UE/pays tiers».

Dans un rapport publié fin 2013, elle estimait que le coût des plats préparés pourrait s’envoler de 15% à 50%, un prix que le public ne serait jamais prêt à payer pour une telle information (voir le JDSA). Pour les associations, ce surcoût est très exagéré: il ne serait que de 0,7%, selon une enquête menée par l’UFC-Que choisir sur des entreprises ayant volontairement étiqueté leur produit.

plus de transparence

«Convaincue que plus de transparence est nécessaire pour restaurer la confiance du consommateur vis-à-vis de son alimentation», l’UFC-Que choisir a lancé, mardi 2 septembre avec d’autres associations regroupées dans le BEUC [1], une campagne grand public dénommée «D’où vient ma viande?». Elle est déclinée sous forme de diaporama, à partager sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter.

Pour l’UFC-Que choisir, il s’agit de «faire entendre la voix des consommateurs auprès des décideurs européens, afin que l’étiquetage de l’origine devienne la norme pour les produits à base de viande». Cette voix portera-t-elle au moins jusqu’à Bruxelles?

[1] Bureau européen des unions de consommateurs



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