Opération alimentation vacances: comme en 2010, mais en plus sévère

Le 09 novembre 2011 par Romain Loury
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L’opération alimentation vacances 2011 a obtenu des résultats assez similaires à ceux de 2010 (c’est-à-dire assez moyens), mais a donné lieu à plus de sanctions, selon le bilan publié par la Direction générale de l’alimentation (DGAL) dans une note de service du ministère.
 
Cette opération, qui consiste à accroître les contrôles d’hygiène dans tout établissement en rapport avec l’alimentation (restauration, transport, distribution, etc.), a lieu chaque année du 1er juillet au 31 août. Une période à risque, avec une clientèle plus abondante, un personnel saisonnier pas toujours bien formé et des conséquences plus graves d’une rupture de la chaîne du froid.
 
Après un premier bilan annoncé fin août par le secrétariat d’Etat chargé de la consommation, la DGAL vient d’annoncer le sien. Sur les 15.692 inspections opérées cet été par les directions départementales de la protection des populations (DDPP), seules 15,1% ont donné lieu à un «A» (conformes), tandis qu’un «D» (non-conformité majeure) a été décerné à 9,3% des établissements.
 
Des chiffres identiques à ceux obtenus en 2009 et 2010 [1]. Dans le détail des différents secteurs, ils restent aussi globalement inchangés d’une année sur l’autre. S’il est un élément qui semble évoluer, c’est le taux de sanction: +12,5% de procès-verbaux par rapport à 2010, +32% d’avertissements, +37% de mises en demeure et +9% de fermetures administratives!
 
Les agents ont été plus sévères cet été parce qu’il leur a été demandé de «cibler des faits marquants», explique la DGAL. Notamment le ré-emballage de produits périmés, l’absence d’enregistrement de la température de l’air ou d’attestation de conformité technique pour les transports, des résultats d’analyse microbiologique non conformes.
 
Plusieurs de ces «faits marquants» sont d’ailleurs évoqués en annexe de l’arrêté. Certains peuvent même s’avérer doublement «marquants», tel le cas de ce restaurant d’Ille-et-Vilaine: note «C», rupture de la chaîne du froid, aucun plan de maîtrise sanitaire (PMS), pas de traçabilité des aliments et … un vol d’effets personnels de l’inspecteur.
 
[1] Pour plus de détails sur les années précédentes, consulter les notes de service du ministère chargé de l’alimentation relatives aux opérations 2009. La note «B» (38,6% en 2011) correspond à une non-conformité mineure, la note «C» (37,1%) à une non-conformité moyenne.


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