Ondes électromagnétiques : le Comop rend ses premiers résultats

Le 09 février 2011 par Célia Fontaine
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Les premiers résultats des mesures de l’exposition aux ondes électromagnétiques émises par les antennes-relais de téléphonie mobile ont été présentés hier 8 février.

« Le niveau médian reste faible, inférieur à 0,3 volt par mètre (V/m). Cependant, quelques points, dit atypiques, montrent des niveaux plus importants pouvant atteindre jusqu’à 12 V/m [1]», selon le Comité opérationnel (Comop) chargé d’examiner la faisabilité technique d’un abaissement de l’exposition.

Une expérimentation a été menée sur 6 communes pilotes[2], grâce à une enveloppe d’un million d’euros du ministère en charge de l’écologie. Concrètement, « une simulation numérique 3D d’abaissement des seuils sur la zone d’expérimentation, au sol et en façade des bâtiments, a permis d’identifier les points les plus exposés à l’intérieur du bâtiment pour réaliser ensuite des mesures détaillées de l’exposition en ces points », précise le communiqué du ministère du 8 février.

Le Comop, présidé par le député François Brottes (PS, Isère), a été installé au printemps dernier (dans le JDLE), à la demande et sous l’impulsion de Robin des toits. L’association demande l’obtention, au niveau gouvernemental, d’un seuil contrôlé d'exposition maximal (et non moyen) du public de 0,6 V/m, préconisé par ces scientifiques indépendants, « seuil au delà duquel les risques sanitaires ont été démontrés ». Or actuellement, la règlementation française fixe des seuils entre 41 à 61 V/m. « Ces seuils sont gigantesques, il est normal que les mesures recueillies sur les communes pilotes ne les dépassent pas », nous explique Etienne Cendrier, porte-parole de Robin des toits.

Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre en charge de l’écologie, « les seuils réglementaires d’exposition ne nécessitent pas de révision en l’état actuel des connaissances ». Ce qui est regrettable, selon Etienne Cendrier, qui remarque que certains points dépassent largement les 0,6 V/m. « Il ne faut pas s’arrêter au milieu du gué ! Nous attendons toujours la parution d’un décret qui interdit les ’doudous électroniques’ pour les bébés et l’utilisation des téléphones mobiles chez les enfants de moins de 6 ans », demande-t-il.

La ministre a également rappelé qu’en application de la loi de finances 2011 qui crée un nouveau dispositif de financement obligatoire par les opérateurs de téléphonie mobile, « l’Anses[3] lancera dès le premier semestre de cette année un appel à projets de recherche sur les radiofréquences pour un montant de 2 millions d’euros. De même, le cadre réglementaire permettant à tout riverain d’antennes-relais de faire mesurer gratuitement le champ électromagnétique dans son logement sera opérationnel dès 2012 ».

La seconde phase d’expérimentation sera lancée dès le mois d’avril 2011 dans 16 collectivités volontaires. Il s’agira de simuler sur le terrain un abaissement de puissance de l’exposition.

Ces expériences s’achèveront à la fin de l’année 2011.



[1] En modélisation, le niveau maximal en façade à Courbevoie est de 15,4 V/m

[2] Grenoble (Isère), Paris 14e, Thiers (Puy-de-Dôme), Kruth (Haut-Rhin), Grand Champ

(Morbihan) et Courbevoie (Hauts-de-Seine)

[3] Anses : Agence nationale de sécurité sanitaire, alimentaire, et travail



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