On se bouscule au portillon de la COP 24

Le 05 décembre 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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C'est à l'intérieur qu'il y a foule.
C'est à l'intérieur qu'il y a foule.
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Katowice accueillera 20% de délégués de plus que Bonn en 2017.

 

Il faut parfois bien de la patience aux délégués, associatifs, diplomates, experts et journalistes pour passer les portiques de sécurité avant d’accéder à l’intérieur de la soucoupe volante de Katowice qui abrite le sommet climatique mondial.

Du monde, il y en a et beaucoup plus qu’à Bonn, lors de la précédente COP. Selon les statistiques diffusées par la convention Climat, 22.771 personnes se sont inscrites, c’est 19% de mieux qu’en 2017. Les enjeux ne sont, il est vrai, pas les mêmes.

Le boom des ONG

Avec 13.890 inscrits, les délégations nationales voient leurs effectifs progresser de 23% en un an. Impressionnant, mais cette progression reste inférieure à la croissance des troupes des ONG: +30%. Les institutions intergouvernementales font moins bien: +15% seulement.

Beaucoup de fonctionnaires des agences onusiennes sont restés à la maison: ils sont 227 à avoir fait le déplacement en Pologne, moitié moins qu’à Bonn. Même souci d’économie pour les agences spécialisées (Agence internationale de l’énergie -AIE-, par exemple) qui ont réduit d’un quart le nombre de leurs représentants. Moins de journalistes attendus aussi: 1.541 contre 1.633 en 2017. Ils étaient deux fois plus nombreux accrédités lors de la COP 21.

brodeuse et recycleur

L’une des nouveautés réside dans la fonte des délégués de certaines délégations africaines. L’an passé, les équipes du Congo et de la Côte d’Ivoire représentaient plus de 800 personnes: 10 fois plus que la Chine! Cette année, les deux pays d’Afrique francophone sont revenus à des niveaux plus raisonnables: 165 personnes inscrites pour le Congo et 217 pour la Côte d’Ivoire. Avec 78 délégués, les Comores restent, une fois encore, deux fois plus représentées que les Etats-Unis.

Des délégués comoriens qui pratiquent parfois des métiers d’avenir pour la lutte contre les effets du réchauffement: chargé d’entretien des mangroves, brodeuse ou formateur en recyclage.

La France devait envoyer 183 personnes. Sans doute un peu moins du fait de la défection de dernière minute du Premier ministre, lundi 3 décembre.

 



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