Oliviers italiens: Xylella fastidiosa reconnue coupable

Le 31 mars 2016 par Romain Loury
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Oliviers dans les Pouilles
Oliviers dans les Pouilles

La bactérie Xylella fastidiosa est bien responsable de l’épidémie qui touche les oliviers du sud de l’Italie, confirment des résultats publiés mardi 29 mai par l’autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa). Elle semble en revanche sans danger pour d’autres végétaux méditerranéens, dont la vigne, les agrumes et le chêne vert.

Le doute n’est plus permis: Xylella fastidiosa est responsable de l’épidémie qui ravage les oliveraies des Pouilles depuis fin 2013. Après deux ans de travaux, publiés mardi 29 mars par l’Efsa, des scientifiques de l’Institut italien de protection durable des plantes (Bari) confirment ce lien. La question avait fait l’objet d’une polémique, début 2015, certains croyant à l’implication d’un champignon et s’opposant à l’abattage des plants malades.

L’équipe a inoculé la bactérie isolée dans les Pouilles, appelée souche CoDiRO, à plusieurs variétés d’oliviers. Les symptômes étaient les mêmes que ceux observés dans les Pouilles, avec une dessication des feuilles et un dépérissement fatal.

Surprise, tous les oliviers ne sont pas tous aussi vulnérables à la bactérie: le cultivar Cellina di Nardo, qui prédomine dans les Pouilles, est le plus sensible, avec 9 plantes sur 10 intégralement colonisés par X. fastidiosa un an après l’inoculation.

La Leccino, la Frantoio et la Coratino sont aussi touchées, mais avec une bien moindre prolifération bactérienne. Ces cultivars ne sont pas présents en France, qui dispose d’autres variétés (Aglandau, Picholine, Lucques, Grossane, Bouteillan, etc.): leur sensibilité à X. fastidiosa n’est pas connue, l’étude n’ayant porté que sur quelques variétés italiennes. Les chercheurs comptent toutefois en étudier d’autres.

D’autres espèces hôtes

Ces travaux confirment par ailleurs la pathogénicité de X. fastidiosa sur le laurier rose et le polygale à feuilles de myrte. C’est d’ailleurs sur cette dernière que la bactérie a été détectée en France (238 foyers en Corse, un à Nice), seul autre pays européen touché à ce jour. Toutefois, l’origine de ces cas français demeure inconnue, la souche (X. fastidiosa multiplex) étant différente de celle frappant les oliviers italiens (X. fastidiosa pauca).

L’étude se révèle en revanche rassurante sur d’autres végétaux d’importance commerciale pour la Méditerranée, en particulier la vigne et les agrumes (orangers, citronniers, pamplemoussiers), ou pour le chêne vert: que ce soit par inoculation directe de la bactérie ou par exposition à l’insecte vecteur (le cercope Philaenus spumarius), aucun des plants n’a été infecté ou n’a développé de symptôme.



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