Olivier Véran, nouveau ministre de la Santé

Le 17 février 2020 par Stéphanie Senet
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Le député LREM de l'Isère remplace Agnès Buzyn au pied levé
Le député LREM de l'Isère remplace Agnès Buzyn au pied levé

La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn ayant déclaré sa candidature aux élections municipales dans la capitale, elle est remplacée ce 17 février par le député de l’Isère Olivier Véran.

Une nouvelle opération de déminage en vue pour le neurologue de 39 ans. Olivier Véran lâche son poste –stratégique- de rapporteur général de la commission des affaires sociales de l’Assemblée et de rapporteur –à hauts risques- du volet organique du projet de loi réformant le système des retraites pour l’Avenue de Ségur. Un ministère confronté à la crise des professionnels du secteur hospitalier, qui dénoncent sous-effectifs chroniques, manque de lits, sous-rémunération des paramédicaux, suite à une politique d’austérité conduite depuis plus de 10 ans.

Référent Santé de Macron

Le nouveau ministre de la Santé a rejoint les rangs de la République en Marche lors de l’élection présidentielle de 2017. A cette époque, il était déjà pressenti pour occuper le poste de l’avenue de Ségur en tant que référent Santé d’Emmanuel Macron.

Auparavant, Olivier Véran appartenait au groupe socialiste de l’Assemblée Nationale (premier mandat de député de juillet 2012 à avril 2015). Il est aussi conseiller régional d’Auvergne-Rhône-Alpes depuis le 4 janvier 2016.

Nutri-score, taxe soda et protection sociale

Dans l’affaire des bébés sans bras, le député de l’Isère a appelé à renforcer les réseaux de surveillance en santé environnementale dans les territoires. Favorable à l’usage médical du cannabis, il est l’auteur de nombreux amendements, visant notamment à rendre obligatoire le Nutri-score dans les publicités (rejeté), à créer une taxe soda modulée en fonction du taux de sucre (adopté), ou encore à remplacer la « Sécurité sociale » de la Constitution au profit de la « protection sociale ». Il a finalement reculé face à la polémique, ce changement en apparence anodin ouvrant la voie à la concurrence. En janvier 2020, il se voit décerner le diplôme de la casse sociale par la CGT, pour le remercier de « son zèle à casser les solidarités, la sécurité sociale et à servir la finance ».