Oiseaux nicheurs : la protection des espèces s’avère efficace

Le 19 octobre 2011
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Selon un rapport diffusé le 18 octobre par le Commissariat général au développement durable (CGDD), la situation des oiseaux nicheurs est meilleure lorsque les espèces bénéficient de mesures de protection, nationales ou européennes.

Flash-back. Tout au long du XXe siècle, un grand nombre d’espèces d’oiseaux nicheurs ont largement décliné, en raison de l’intensification des pratiques agricoles, de la régression des prairies naturelles, des pollutions, de la surpêche (pour les espèces marines), sans oublier le changement climatique qui déplace l’aire de répartition de nombreux oiseaux vers le Nord.
 
Un rapport de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) donne des précisions sur la situation des nicheurs en France (1). Selon lui, un quart des espèces sont menacées (statistiques de 2008). Aujourd’hui, l’Hexagone compte environ 287 espèces régulières, dont 234 sont étudiées à la loupe depuis de nombreuses années, ce qui permet d’avoir «un suivi suffisant pour analyser les tendances des effectifs», explique la synthèse publiée par le CGDD, à partir de données réalisées par la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et le Muséum national d’histoire naturelle (2). Bonne nouvelle: cette tendance est à la hausse depuis 2009.
 
Si les effectifs augmentent, c’est en raison des mesures de protection dont les espèces bénéficient. Au niveau européen, par exemple, la directive-cadre européenne de 1979, dite directive Oiseaux a visé 88 espèces nicheuses en France. «Globalement, si les effectifs de ces espèces ont diminué jusqu’en 1986, avant de se stabiliser dans les années 1990, ils ont depuis largement progressé, d’environ 56% par rapport à la situation de 1976», note le rapport. La tendance est inverse pour les espèces dites communes, c’est-à-dire ne faisant l’objet d’aucune protection particulière, puisque leur nombre a baissé de 14% de 1989 à 2009.
 
La directive européenne ne serait pas la seule responsable. Le rapport du CGDD estime que d’autres actions sont favorables, comme le réseau des zones de protection spéciales (ZPS), qui s’est achevé en 2007, ou les réserves naturelles nationales, ou encore les plans nationaux d’action en faveur des espèces menacées (renforcement des populations, gestion et protection des habitats, création de sites de reproduction).
 
Ces résultats sont toutefois à nuancer. Si la tendance générale est à la hausse des effectifs des espèces protégées, certains oiseaux sont toujours fortement menacés, comme l’outarde canepetière (Tetrax tetrax), le butor étoilé (Botaurus stellaris), l’aigle de Bonelli (Aquila fasciata), ou le râle des genêts (Crex crex), alors qu’ils bénéficient de multiples actions de protection, au niveau national et au plan européen.
 
(1) http://www.uicn.fr/IMG/pdf/Liste_rouge_France_Oiseaux_de_metropole.pdf
(2) http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/publications/publication/1810/1539/situation-sameliore-majorite-doiseaux-beneficiant-mesures.html
 
Stéphanie Senet
 


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