Oiseaux mazoutés: la LPO porte plainte

Le 14 mars 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Lâcher de guillemots par les bénévoles de la LPO.
Lâcher de guillemots par les bénévoles de la LPO.
Gilles Bentz/LPO

Les tempêtes du début de l’année ont provoqué une hécatombe chez certains oiseaux marins. Depuis la fin du mois de janvier, plus de 38.000 volatiles se sont échoués sur les plages françaises, espagnoles et britanniques. La plupart d’entre eux sont des alcidés: Macareux moine (Fratercula arctica), guillemots de troïl (Uria aalge) et pingouins torda (Alca Torda), des oiseaux qui vivent en pleine mer durant l’hiver.

Problème: une part non négligeable de ces oiseaux marins n’ont pas été seulement victimes des vents violents et des fortes houles. «15% des oiseaux échoués sur le littoral atlantique ont été retrouvés mazoutés», rappelle la ligue pour la protection des oiseaux (LPO), dans un communiqué.

Entre les 5 et 20 février, les plages du Morbihan, de Loire-Atlantique, de Charente-Maritime et de Vendée ont été polluées par des arrivages sporadiques de boulettes et de plaques d’hydrocarbures

Bien décidée à ce que la ou les source(s) de la pollution marine soit identifiée, l’association a décidé de porter plainte contre X auprès du tribunal de Brest.

Une enquête judiciaire est déjà en cours. Mais les responsabilités seront difficiles à établir. Comme souvent en pareil cas, le centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions (Cedre) a analysé 23 échantillons des boulettes de fioul récupérées sur les plages françaises. Et les résultats ne sont pas probants.

«Tous ces échantillons ont la même signature chimique et ont passé peu de temps dans l’eau», dit au JDLE l’un des experts de l’organisme brestois. Faut-il en déduire que les oiseaux ont été victimes de dégazage sauvage? Pas forcément. Ce fioul lourd peut, bien sûr, avoir été relâché par un équipage pirate, lors des tempêtes. «Mais il peut aussi s’être échappé de la cuve d’une épave», corrige le scientifique. Un avis qui tempère les tout premiers résultats du Cedre.

Plus de 8.000 épaves se trouvent à proximité des côtes françaises, parmi lesquelles celles de  1.583 pétroliers. Selon un recensement effectué par le Cedre, elles recèleraient entre 2,5 et 20 millions de tonnes d’hydrocarbures.



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