OGM: vers une tolérance pour les aliments importés en Europe?

Le 24 janvier 2011 par Sabine Casalonga
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Une majorité de Etats membres de l’Union européenne (UE) souhaiteraient autoriser des traces de matière génétiquement modifiée (GM) dans les importations d’alimentation humaine, selon une note interne de l’UE que s’est procurée l’agence de presse Reuters vendredi 21 janvier.

 

En octobre 2010, la Commission européenne a proposé de nouvelles règles visant à autoriser la présence à l’état de traces (seuil de 0,1%) de plantes GM dans les importations de nourriture destinée aux animaux [voir le JDLE]. Les aliments destinés à l’homme ont toutefois été exclus de la proposition.

 

« Une majorité d’Etats membres ont indiqué qu’ils étaient favorables à une extension à l’alimentation humaine », indique le document écrit pour la Commission et les membres de gouvernements, selon Reuters.

 

Les principaux exportateurs agroalimentaires mondiaux comme les Etats-Unis, le Brésil, et l’Argentine estiment qu’un approche basée uniquement sur la nourriture animale est irréalisable puisque les cargaisons de semences destinées à l’homme ou à l’animal ne peuvent pas facilement être séparés.

 

La Commission serait toutefois oppposée à amender son projet, a indiqué un officiel à l’agence de presse britannique. Cela obligerait les gouvernements soit à accepter le texte de Bruxelles soit à le rejeter, lors du vote prévu les 8 et 9 février.

 

Le projet de texte ne s’appliquerait qu’aux traces de produits GM approuvés dans le pays exportateurs et pour lesquels une autorisation de mise sur le marché est en suspens dans l’UE. Mais les Pays-Bas, soutenus par les importateurs européens de riz, souhaiteraient qu’il soit étendu à tous les OGM ayant été autorisés dans les pays non membres de l’UE.

 

Parallèlement, un rapport publié lundi 24 janvier par le gouvernement britannique présente les OGM comme une des pistes à envisager pour répondre au défi de nourrir la planète en 2050,  aux côtés des changement d’habitudes alimentaires et de la fin du gaspillage des ressources et de la nourriture, selon l’AFP.

 

La population globale devrait atteindre 8 milliards d'individus en 2030 et 9 milliards en 2050, un défi gigantesque alors que l'humanité ne parvient déjà pas à nourrir les 7 milliards existants. Selon le rapport, les nouvelles technologies telles que les OGM ne « doivent pas être exclues à priori », mais leur introduction doit être soumise à une étude rigoureuse de leur impact sur la santé et l'environnement.

 

Un rapport français, Agrimonde, a abouti le 12 janvier dernier à des conclusions similaires.

 

 



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