OGM: une étude européenne prône la création de zones dédiées

Le 05 juin 2009 par Sabine Casalonga
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La coexistence des cultures OGM et conventionnelles en Europe ne serait possible qu’en employant de grandes distances d'isolement ou dans des zones dédiées de production, conclut une large étude européenne.
Yves Bertheau, chercheur à l’Institut français de recherche agronomique (Inra) et coordinateur de Co-Extra, a souligné à l’AFP que pour instaurer une zone dédiée, «il faut que tout le monde s'entende: avec, ou sans-OGM, ce qui ne lèvera pas tous les problèmes. Comment seront définies ces zones? Restera le problème des bordures. Et celui du statut juridique».
Selon l’étude, la coexistence de maïs OGM et conventionnel «apparaît faisable» mais dépend fortement des conditions locales et des pratiques agricoles. Les auteurs précisent que les teneurs moyennes «peuvent» rester conformes au seuil européen d'étiquetage de 0,9%. Mais en réalité, les opérateurs de l'agro-alimentaire se calent sur un seuil de 0,1%, une donnée qui mériterait d’être prise en compte par l'UE, selon Yves Bertheau.
Le programme de recherche européen Co‐Extra (2005-2009) avait pour objectif de fournir les outils nécessaires à la mise en œuvre de la coexistence et de la traçabilité des filières utilisant des produits OGM, conventionnels ou biologiques. Avec 200 équipes de recherche de 18 pays, l'Union européenne, mais aussi Argentine, Brésil et Russie, Co-Extra est doté d’un budget de 22 millions d’euros, financé à hauteur de 13,5 millions par l'Union européenne.


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