OGM: timide avancée de Jean-Louis Borloo

Le 20 décembre 2007 par Claire Avignon
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Hier, jour où le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) a été présenté en Conseil des ministres, Jean-Louis Borloo a annoncé, lors d'une conférence de presse, que la clause de sauvegarde pourrait être activée devant la Commission européenne. Le ministre a répondu que si l'avis des experts n'était pas favorable, il y aurait «la possibilité d'une mesure de sauvegarde» pour le Monsanto 810. Il a précisé que le comité de préfiguration à la Haute autorité sur les OGM rendrait son avis dès le 11 janvier. «Cet arrêté de suspension se transformera en clause de sauvegarde si l'avis est réservé, ou il sera levé si l'avis est extrêmement positif en faveur du Monsanto 810», a précisé pour sa part Nathalie Kosciusko-Morizet.

La clause n'est donc pas enterrée par le gouvernement, ce qui soulage les ONG. «Les dernières déclarations de Borloo ontun côté encourageant», estime Arnaud Apotheker, porte-parole d'Alliance pour la planète.

France nature environnement se satisfait, elle, que les directeurs de cabinet des ministères de l'environnement et de l'agriculture aient envoyé une lettre à la Commission européenne, qui démontre que le gouvernement agit de manière à bloquer le circuit de distribution du MON 810. «Cette initiative va incontestablement dans le bon sens», note FNE dans un communiqué.

Mais ces déclarations gouvernementales ne suffisent pas aux ONG. «On est loin de ce que prévoyait le Grenelle, ce qui était promis devient conditionnel», analyse Arnaud Apotheker. Par ailleurs, l'Alliance et FNE mettent en cause le projet de loi, qu'ils avaient déjà critiqué lorsqu'il n'était encore qu'à l'état d'avant-projet (1). «La rédaction du projet de loi sur les OGM n'a malheureusement pas beaucoup évolué après son examen par le Conseil d'Etat (…). FNE maintient toutes ses critiques contre ce texte mais note que le gouvernement serait prêt à revoir sa copie en présentant des amendements gouvernementaux devant le Parlement», explique dans un communiqué Arnaud Gossement. Pour Arnaud Apotheker, «on a toujours un projet de loi qui légalise la contamination génétique, dans le sens où le ‘sans OGM' ne correspond pas à ‘zéro OGM'».



(1) Voir l'article du JDLE «Projet de loi sur les OGM: FNE réclame encore un «effort»»




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