OGM: l’Inde accuse Monsanto de biopiraterie

Le 19 août 2011 par Célia Fontaine
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L’Autorité nationale de biodiversité indienne accuse la société Monsanto de «biopiraterie». Le producteur de semences et son partenaire indien Mahyco auraient mis au point sans autorisation une aubergine génétiquement modifiée (GM) à partir de variétés locales. L’Autorité a donc annoncé le 11 août dernier son intention d’engager des poursuites contre les deux entreprises, rapporte India today.
 
En Inde, on peut trouver environ 4.000 espèces d’aubergines, ce fruit étant très utilisé dans la cuisine traditionnelle. Après le coton transgénique, qui occupe désormais 80% des zones dédiées à cette culture, Monsanto a travaillé dès 2005 à l’élaboration de Bt Brinjal, une aubergine modifiée génétiquement pour lui permettre de produire un insecticide. Objectif: la commercialiser en Inde.
 
Mais en février 2010, le ministre de l’environnement indien a retardé l’autorisation nécessaire à la culture du nouvel OGM (dans le JDLE). Ce moratoire a été reconduit en 2011, et des tests supplémentaires doivent encore être réalisés.
 
Autre problème: afin de produire son aubergine transgénique, la société Mahyco a utilisé comme base une dizaine de variétés des régions du Karnataka et du Tamil Nadu, sans demander l’autorisation préalable de l’Autorité de biodiversité nationale, et donc en infraction à la législation en vigueur.
 

L’accusation de biopiraterie -l'appropriation par des firmes privées de connaissances biomédicales autochtones par le biais de brevets- qui pèse aujourd’hui sur Monsanto et sa filiale risque de fragiliser un peu plus le géant régulièrement assigné en justice, comme aux Etats-Unis (dans le JDLE).



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