OGM: l’étude de Séralini fait encore des vagues

Le 09 octobre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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C'est le jeu de qui veut donner ses données.
C'est le jeu de qui veut donner ses données.

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) attend des réponses du chercheur français Gilles-Eric Séralini concernant les lacunes trouvées dans son étude sur la toxicité d'un maïs OGM, et elle est prête à lui donner du temps, a déclaré lundi 8 octobre à l'AFP sa directrice.?

«Nous espérons recevoir des réponses dans le courant de la semaine, a dit Catherine Geslain-Lanéelle. S'il a besoin de temps, nous le lui donnerons».?? «A l'Efsa, nous sommes prêts à refaire notre avis si de nouveaux éléments scientifiques l'imposent. Nous n'avons pas peur de cela, affirme-t-elle. Mais la première analyse de l'étude par un groupe d'experts de l'Efsa ne l'a pas jugée probante. Les autorités de sécurité alimentaire en Allemagne et aux Pays-Bas ont rendu des avis similaires».??

Le chercheur français a rejeté les premières conclusions de l'Efsa. Il a annoncé qu’il refusait de donner des réponses aux questions posées et de transmettre les informations destinées à combler des lacunes dans son étude. «Nous attendons qu'ils fournissent les éléments qui ont permis d'autoriser cet OGM et ce pesticide», déclare-t-il.?? Catherine Geslain-Lanéelle s'est dite prête à communiquer ces éléments.? Elle a rejeté les accusations de partialité portées contre le premier avis rendu jeudi par l'Efsa sur l'article publié par le chercheur français. Cet avis n'a pas été rendu par un panel, mais par un groupe d'experts membres du personnel de l'Efsa, a-t-elle expliqué.??

L'Efsa rendra un avis finalisé sur l'étude de Gilles-Eric Séralini une fois obtenues toutes les données réclamées, et en intégrant les avis des autorités nationales chargées de la sécurité alimentaire dans les Etats membres. «Nous savons qu'une réunion est prévue entre M. Séralini et l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) en France, indique Catherine Geslain-Lanéelle. ??L'Anses et le Haut conseil pour les biotechnologies doivent rendre un avis le 20 octobre, et il sera pris en compte», explique-t-elle.?

A Paris, les événements se précipitent aussi. Le député UMP Bernard Accoyer a déploré mardi 9 octobre l'audition précipitée par trois commissions de l'Assemblée du seul professeur Gilles-Eric Séralini. «Cette audition se tient de manière précipitée et n'est pas organisée dans des conditions d'objectivité indispensables, alors que les conditions de l'étude du professeur Séralini font l'objet de fortes contestations au sein de la communauté scientifique française et internationale», écrit le député dans un courrier adressé à la présidente de la commission des affaires sociales. «En organisant la seule audition du professeur Séralini, les commissions des affaires sociales et du développement durable de notre Assemblée prennent le risque de donner l'impression au public d'apporter la caution de l'Assemblée nationale à une étude pourtant controversée», explique-t-il.

Le professeur Séralini sera également auditionné en même temps par la commission des affaires économiques.?? Jugeant surprenant que cette audition intervienne avant même que les parlementaires puissent disposer des conclusions sur la validité scientifique de l'étude en cause de l'Anses et du HCB saisis par le gouvernement, l'ancien président de l'Assemblée nationale demande que la commission auditionne dès que possible les responsables de l'Anses et du HCB.? Le député de Haute-Savoie, médecin de profession, demande aussi à la socialiste Catherine Lemorton, présidente de la commission, de saisir l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst).



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