OGM: l’Afssa récuse une étude autrichienne

Le 07 avril 2009 par Sonia Pignet
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Entre l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et l’université de médecine vétérinaire de Vienne, un combat de souris est engagé depuis 2005. Cette année là, l’Afssa émet un avis positif sur le maïs hybride génétiquement modifié NK603xMON810, au motif qu’il ne présente pas de risques nutritionnels pour l’homme et l’animal.
Trois ans plus tard, en novembre 2008, une étude toxicologique réalisée par les chercheurs de l’université de médecine vétérinaire de Vienne, pour le compte du ministère autrichien de la santé, la famille et la jeunesse, met en cause ces deux OGM (1). Selon eux, une alimentation composée à 33% des maïs transgéniques NK603 et MON810 affecte les fonctions de reproduction des souris femelles.

Mais l’Afssa persiste et signe. «L'étude autrichienne présente d'importantes faiblesses, tant au niveau de la démarche expérimentale utilisée, qu'au niveau des interprétations des résultats, basés, pour certains, sur des calculs erronés», critique l’Afssa dans un avis rendu public jeudi 2 avril. Selon elle, de nombreuses erreurs ou approximations jalonnent le document autrichien. Elle remet notamment en cause le protocole de reproduction par l’élevage continu, qui «ne respecte pas le protocole officiel», ainsi que le choix de la population d’animaux, «pas suffisant pour démontrer un effet sur les fonctions de reproduction».
Bref : «cette étude ne remet donc pas en cause les conclusions de l'avis rendu par l'Afssa en 2005 sur ce maïs hybride», conclut l’Agence française dans un communiqué.


(1) Dans le JDLE : «Le maïs OGM semble altérer les capacités de reproduction des souris»


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