OGM : «il faut un étiquetage plus clair pour le consommateur»

Le 08 juillet 2011 par Célia Fontaine
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Le projet de décret relatif à l’étiquetage des denrées alimentaires issues de filières qualifiées «sans organismes génétiquement modifiés (OGM)» déçoit. Dans un communiqué commun du 7 juillet, 4 associations de défense de l’environnement, 3 syndicats agricoles, 5 producteurs et une association de défense des consommateurs[1] expliquent en quoi ce texte manque de cohérence et de transparence.
 
Aujourd’hui, près de 80% de l’alimentation animale provient de tourteaux de soja génétiquement modifiés d’Argentine ou d’Asie (dans le JDLE). Les Vingt-sept Etats membres de l’Union européenne ont approuvé le 23 février dernier une proposition de règlement de la Commission européenne autorisant jusqu’à 0,1% d’OGM non autorisés dans les importations de protéines pour animaux vers l’Europe (dans le JDLE). Les ONG environnementales, favorables à la politique de tolérance zéro pour les produits agricoles contenant des OGM, craignent la contamination de la chaîne alimentaire.
 
Nous mangeons donc de la viande, du lait et des œufs provenant d’animaux nourris aux OGM, sans qu’un étiquetage clair sur le produit nous en informe. C’est pourquoi il s’est avéré nécessaire de modifier la règlementation existante.
 
Mais s’il a le mérite d’exister, le projet de décret notifié à la Commission européenne le 27 mai 2011 «n’améliore pas l’information des consommateurs en leur indiquant clairement quels sont les produits issus de filières qualifiées sans OGM », peut-on lire dans le communiqué du 7 juillet.
 
Par exemple, le texte prévoit que seuls pourront être étiquetés «sans OGM» dans le champ visuel principal les produits végétaux ou issus d’animaux dont l’ingrédient concerné représente «au moins 95% en poids de la denrée», hors sel et eau ajoutés. Pour les signataires, ce critère est trop restrictif et le nombre de produits concernés serait limité. Dans le cas d’un yaourt aux fraises dont le lait est issu d’animaux nourris sans OGM, la mention «sera reléguée au beau milieu de la liste des ingrédients» et donc peu visible pour le consommateur.
De manière générale, le projet de décret offre peu de visibilité aux filières «sans OGM». Avant que le texte n’entre en vigueur le 1er janvier 2012, il est donc demandé que le texte soit modifié afin «que le poids de l’ingrédient principal pour pouvoir étiqueter un produit dans le champ visuel principal soit revu à la baisse: celui-ci devrait représenter non pas 95% mais 50% en poids de la denrée».


[1] Amis de la terre, Cabécou d’Autan label rouge, Confédération paysanne, Cooperl Arc Atlantique, Familles Rurales, Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB), Fermiers de Loué, France nature environnement (FNE), Greenpeace, Porc fermier Cénomans, Union nationale de l’apiculture française (UNAF), WWF


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