Océans: les grands fonds aussi touchés par le réchauffement

Le 18 janvier 2016 par Romain Loury
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L'océan, thermostat en surchauffe
L'océan, thermostat en surchauffe
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La quantité de chaleur absorbée par les océans a doublé depuis 1997, révèle une étude publiée lundi 18 janvier dans Nature Climate Change. Un tiers de cette chaleur additionnelle est absorbée par les fonds marins, en-dessous de 700 mètres de profondeur.

Jusqu’à quand les océans continueront-ils à éponger les dégâts humains? Menacés par l’acidification, la surpêche et la pollution, ils sont en première ligne du réchauffement climatique: depuis 1970, ils ont absorbé 90% de celui lié aux émissions de gaz à effet de serre, rappellent Paul Gleckler, du Lawrence Livermore National Laboratory (Livermore, Californie), et ses collègues.

Pourtant, faute de données anciennes, on ignore encore beaucoup de la dynamique du réchauffement marin depuis le début de l’ère industrielle. Pour en savoir plus, les chercheurs ont analysé les données de l’expédition du Challenger, première grande mission océanographique menée entre 1872 et 1876, et celles de l’expédition Argo (2004-10), puis les ont comparées à des modèles climatiques.

Une hausse exponentielle

Résultat: depuis 1865, la quantité de chaleur absorbée par les océans n’a cessé de croître, et ce de manière exponentielle. Une hausse parfois entrecoupée de légers refroidissements liés à des éruptions volcaniques, dont  celles, en Indonésie, du Krakatoa en 1883 et de l’Agung en 1963, et celle, aux Philippines, du Pinatubo en 1991.

Les chercheurs observent un tournant en 1997: la quantité de chaleur absorbée depuis par les océans est égale à celle qui avait été reçue depuis 1865. En d’autres termes, il y a eu un doublement de la chaleur absorbée en seulement 17 ans.

Les eaux de surface, en contact avec l’atmosphère, ne sont pas les seules concernées: selon les chercheurs, 35% de cette chaleur est désormais stockée en-dessous de 700 mètres. Une zone où le réchauffement pourrait avoir des effets dramatiques sur la faune, dont le métabolisme et la maturation sont plus lents que ceux des espèces de surface.



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