OCDE: les politiques agricoles toujours polluantes

Le 23 juin 2006 par Claire Avignon
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Dans un panorama sur les politiques agricoles des pays de l’OCDE, l’organisme estime que les facteurs environnementaux ne sont pas encore assez pris en compte.

«Des progrès, mais peut mieux faire.» Voici résumée l'appréciation de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) envers ses membres, en ce qui concerne l'intégration de l'environnement dans leur gestion du secteur agricole. «Le versement des paiements (au titre de la superficie cultivée ou du nombre d'animaux, ou au titre des droits antérieurs) est de plus en plus subordonné au respect de critères de conditionnalité, en particulier à caractère environnemental, note le rapport. Néanmoins, les mesures liées à la production ou à l'utilisation d'intrants restent prédominantes dans la plupart des pays, ce qui encourage la production, met à rude épreuve les ressources naturelles et fausse les échanges.»

Parmi les nouveaux outils utilisés par les Etats: les paiements avec contraintes sur les intrants, qui ont souvent pour objectif la préservation de l'environnement. L'OCDE prend le cas de producteurs qui perçoivent des paiements au titre de la production ou pour des intrants qui encouragent l'utilisation de terres, d'eau, ou de pesticides. Ils peuvent alors recevoir en parallèle des paiements afin de limiter leur utilisation de ces intrants ou de répondre à certaines contraintes (comme le maintien de parcelles non cultivées le long des cours d'eau) dans un but de conservation des sols et de l'eau. Mais ces paiements, pratiquement inexistants à la fin des années 1980, ne représentent encore que 5% des estimations du soutien aux producteurs (ESP) de la zone de l'OCDE: 7% aux Etats-Unis, 6% dans l'Union européenne, 3% au Japon, 2% en Norvège et en Suisse et 1% ou moins dans les autres pays. Autre arme des Etats pour diminuer l'impact de l'agriculture sur son environnement: la réforme des politiques de l'eau visant le secteur agricole et qui «gagne en importance dans les pays de l'OCDE.»

Toute cette mécanique n'empêche pas l'OCDE de préférer une absence de soutien des prix du marché. «Les politiques visant directement des objectifs portant sur les ressources et les externalités pourraient atteindre les objectifs environnementaux à moindre coût.»

Parmi les pays analysés dans le rapport de l'OCDE, la Norvège a mis en place un programme environnemental national en 2005 dont il faut encore attendre les résultats. De leur côté, les Etats-Unis ont «davantage dépensé sur les programmes environnementaux comme le programme en faveur de la qualité de l'environnement.» Quant à la Turquie, elle a «reconduit jusqu'en 2007 son projet d'application de la réforme du secteur agricole, qui donnera lieu à un nouveau paiement au titre de la préservation de l'environnement.»




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