Objectif Copenhague: alternance de signaux positifs et négatifs

Le 04 septembre 2009 par Sabine Casalonga
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A trois mois du sommet de Copenhague, l’accumulation de signaux négatifs, à l’instar du report de l’examen de la loi sur le climat et l’énergie par le Sénat américain (1) est toutefois ponctuée de plusieurs signaux positifs.

Le premier vient du Japon – 5e émetteur mondial de gaz à effet de serre (GES) – qui pourrait adopter un nouvel objectif de réduction de 25% de ses émissions d'ici 2020 par rapport à 1990. Cette promesse du Parti démocrate du Japon (PDJ), vainqueur des élections législatives du 30 août, est beaucoup plus ambitieuse que la réduction de 8% proposée par l’archipel en juin dernier (2). Mais déjà, les organisations patronales japonaises mettent en garde contre des objectifs de réduction trop brutaux, rapporte l’AFP.

Du côté de l’UE, le président de la Commission José Manuel Barroso a promis jeudi devant les eurodéputés un plan radical de réduction des émissions de CO2, en particulier dans les transports et la production d’électricité, à l’occasion de la présentation de ses priorités en vue d’un deuxième mandat à la tête de l’exécutif européen.

Autre signe positif: le président du Brésil Lula da Silva, dont le pays est 4e émetteur mondial de GES, a annoncé hier à l’AFP que son pays prendrait ses responsabilités dans la réduction des émissions dues à la déforestation de l'Amazonie. Jusqu'à présent, le Brésil s'était refusé à fixer des objectifs de réduction des émissions de CO2.

Malgré ces avancées positives, la position de la Chine, premier émetteur mondial de GES, reste floue. Hier, des experts chinois du climat ont déclaré que la maîtrise des émissions industrielles du pays était cruciale. Mais dans le même temps, leurs négociateurs continuent d’exiger plus de soutien financier de la part des pays industrialisés. Même son de cloche du côté du continent africain. Le dirigeant de la délégation africaine à Copenhague, le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, a menacé jeudi de mettre un veto sur tout accord climatique qui n’inclurait pas une aide financière des pays riches pour contrer les impacts du réchauffement. La demande de l’Afrique s’élèverait à 200 milliards de dollars par an.

Autre mauvaise nouvelle, les émissions de l’Inde pourraient tripler d’ici 2030, selon un rapport gouvernemental publié mercredi. Elles atteindraient ainsi entre 4 et 7,3 milliards de tonnes (t) en 2031 ou encore 2,1 t par habitant en 2020 et 3,5 t en 2030, contre 1,2 t par habitant actuellement. L’Inde contribuerait à environ 5% des émissions mondiales de CO2.

«Le monde ne peut pas se permettre un échec à la Conférence de Copenhague de décembre prochain», a averti le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, jeudi devant la 3e conférence de l'ONU sur le climat à Genève. Il espère que la prochaine réunion de l'ONU le 22 septembre à New York jouera un rôle déterminant dans l’ébauche d’un plan de lutte contre le réchauffement climatique.

(1) Dans le JDLE «Etats-Unis: paquet climat reporté, position climatique fragilisée»
(2) Dans le JDLE «Après-Kyoto: les nuages s’accumulent»


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