Obésité: le fructose agit au niveau du cerveau

Le 09 janvier 2013 par Romain Loury
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La fraise: précurseur de l'obésité?
La fraise: précurseur de l'obésité?

Le fructose entraîne une moindre sensation de satiété que le glucose, phénomène biologique qui pourrait en partie expliquer l’épidémie mondiale d’obésité, selon une étude américaine publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

Utilisé comme sucre ajouté -bien plus aux Etats-Unis qu’en Europe-, le fructose est suspecté par de nombreux experts d’être l’un des moteurs de croissance de l’obésité. Une accusation que semble étayer l’étude publiée par Kathleen Page, de la Yale University School of Medicine de New Haven (Connecticut), et ses collègues. Selon les chercheurs, l’effet du fructose irait bien au-delà du simple métabolisme: ce sucre aurait un effet direct sur le cerveau, en y amoindrissant la sensation de satiété.

Les chercheurs ont comparé l’impact du fructose à celui du glucose au niveau cérébral, particulièrement dans l’hypothalamus. Située à la base du cerveau, cette glande est l’une des zones impliquées dans la sensation de faim et de satiété. Pour cela, ils ont administré à 20 volontaires une boisson contenant l’un ou l’autre de ces deux sucres, avant d’étudier le niveau d’activation de l’hypothalamus par la technique d’imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle (IRMf).

Quinze minutes après l’ingestion, seul le glucose entraînait une baisse d’activité de l’hypothalamus, signe de satiété; rien de tel pour le fructose, qui semblait même occasionner une légère hausse transitoire d’activité. Même phénomène quant à l’insuline et la GLP-1, deux hormones liées à la satiété, dont le niveau s’élevait bien plus après ingestion de glucose que de fructose.

Ces résultats corroborent ceux déjà découverts lors de précédents travaux menés chez des rongeurs: l’injection directe de fructose dans le cerveau provoque l’appétit, tandis que celle de glucose entraîne la satiété. Chez l’animal comme chez l’homme, «le fructose accroît probablement les comportements de recherche de nourriture et la prise de nourriture», commentent les chercheurs.



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