Obésité infantile: de fortes disparités régionales

Le 21 septembre 2011 par Romain Loury
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Le taux d’enfants en surcharge pondérale est plus élevé dans le nord-est de la France et dans les DOM-TOM, là où ils consomment le plus de boissons sucrées, selon une étude menée par l’Institut de veille sanitaire (InVS).
12,1% d’enfants en surpoids, 3% atteints d’obésité [1]: tel est le constat établi par l’InVS au terme d’une enquête menée en 2005-2006 chez des 5-6 ans entrant en grande section de maternelle. Si ces chiffres semblent à la baisse par rapport à 1999-2000, ils dénotent de grandes disparités.
 
En haut du podium, l’académie de Strasbourg, avec 15,3% d’enfants en surpoids et 4,3% d’obèses. Elle est suivie par les académies d’Antilles-Guyane (15,1% de surpoids) et de Corse (14,3%). En queue de classement, Lyon (9,7%), Grenoble (9,5%), et très loin derrière, Nantes (6,6%).
 
Selon une carte de France, c’est le nord, l’est et les DOM-TOM qui arrivent en tête. Des zones où s’observe également une fréquente surcharge pondérale chez les adultes. «Les inégalités géographiques peuvent entretenir des liens étroits avec les inégalités socio-économiques», constatent les auteurs.
 
C’est également dans ces régions que les enfants consomment le plus de boissons sucrées. Dans l’académie de Lille, 41% y ont droit tous les jours, 40% dans celle de Strasbourg. Fait évocateur, la fréquence des caries dentaires y est plus élevée qu’ailleurs.
 
C’est aussi dans ces zones que les enfants prennent le moins de petits-déjeuners, qu’ils jouent le plus aux jeux vidéo et regardent le plus la télévision. La consommation de fruits et de légumes y est en revanche faible, alors qu’elle est élevée dans le sud-est.
 
En tenant compte d’autres problèmes de santé (vision, asthme), les chercheurs ont établi un diagramme, qui montre une bonne corrélation entre l’état de santé des enfants et leur hygiène de vie. Résultat: Nice remporte la palme dans les deux domaines. Reims, en tête pour les problèmes de vue, arrive dernière pour l’état de santé, tandis que Strasbourg, Lille et Créteil sont les plus mal loties pour l’hygiène de vie.
 
[1] Le surpoids et l’obésité se définissent par des seuils d’indice de masse corporelle (IMC): plus de 25 kg/m2 pour le premier, plus de 30 kg/m2 pour la seconde.


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