Obama rejette le projet du pipeline Keystone XL

Le 19 janvier 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les parlementaires républicains ont été pris à leur propre piège. En décembre dernier, ils avaient adopté une motion obligeant l’administration Obama à statuer, dans un délai de deux mois, sur l’oléoduc américano-canadien Keystone XL. Un projet gigantesque, à bien des égards.
 
Devant relier les champs de sables bitumineux de l’Alberta aux raffineries du golfe du Mexique, il devait s’étendre sur plus de 2.700 kilomètres. Conçu par TransCanada, cet oléoduc géant (700.000 barils/jour de capacité) devait nécessiter 7 milliards de dollars (5,42 milliards d’euros) d’investissements et être construit par 5.000 à 20.000 personnes, selon les auteurs des études.
 
Le département d’Etat américain (en charge des infrastructures transfrontalières) avait indiqué, de longue date, que l’examen de toutes les pièces du dossier serait achevé au premier trimestre 2013. C’est-à-dire après les élections présidentielles.
 
Tout naturellement, le président américain a rejeté le projet, le 18 janvier, arguant du fait que les 60 jours de délai imposés à l’administration par l’opposition républicaine rendait impossible cet examen et qu’en conséquence la Maison blanche ne pouvait que rejeter le projet.
 
Sans rien régler sur le fond (TransCanada pourra représenter son projet), la décision de Barak Obama devrait se révéler payante, politiquement. Elle conforte, d’un côté, l’idée que les Républicains continuent à faire de l’obstruction systématique, malgré la crise. D’un autre côté, le locataire se concilie les bonnes grâces des environnementalistes, très opposés au Keystone XL.
 
Après un appel téléphonique du président américain, le Premier ministre canadien Stephen Harper s’est déclaré «profondément désappointé» par la décision de son puissant voisin. Ottawa a laissé entendre qu’il faudrait désormais chercher d’autres exutoires aux hydrocarbures canadiens.
 
Hélas, les nations indiennes de l’ouest sont, elles aussi, très opposées au passage de pipelines sur leurs terres. L’exportation de brut canadien vers la Chine ou le Japon n’est donc pas encore à l’ordre du jour.
 


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