Obama reconnaît son échec climatique

Le 25 janvier 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Lors du traditionnel discours sur l’état de l’Union, le président américain a su trouver les mots pour se faire régulièrement applaudir. Succès militaires (sortie d’Irak, Ben Laden), économiques (création de 3 millions d’emplois), chaque exemple avait été minutieusement choisi pour faire réagir positivement les membres des deux chambres du Congrès.

La politique énergétique de Barack Obama a été acclamée: «J’ai ouvert des millions d’hectares à l’exploration pétrolière et gazière et ce soir je vous annonce que je vais enjoindre à mon administration d’ouvrir aussi 75% de nos ressources pétrolières et gazières offshore». Applaudissements.

En promettant aussi de créer plus de 600.000 emplois, grâce à l’exploitation des gaz non conventionnels, le locataire de la Maison blanche ne s’est pas attiré de critiques.

En revanche, la proposition de mettre un terme aux subventions au secteur des hydrocarbures —«un siècle, ça suffit»— pour les attribuer au secteur des énergies renouvelables n’a pas soulevé le moindre enthousiasme. Le président avait pourtant trouvé les mots pour faire briller la flamme patriotique: «Je ne vais pas céder les industries éolienne, solaire, ni celle des batteries à l’Allemagne ou à la Chine parce que nous refusons, ici, de faire les mêmes investissements qu’eux». Rien.

Dans son discours annuel, le président Barack Obama a reconnu que la classe politique était trop divisée pour pouvoir espérer combattre le réchauffement climatique. Avec raison d’ailleurs. Aucune des trois propositions de lois discutées, ces dernières années, n’a pu être votée dans les mêmes termes par les deux assemblées. Résultat: les émissions US de CO2 ont progressé de 11% entre 1990 et 2011, quand elles auraient dû baisser de 7%, si l’hyperpuissance avait respecté le protocole de Kyoto.

Pour tenter de se concilier les grâces des Congressmen, le président américain leur a proposé de renforcer les incitations faites aux industriels pour améliorer leur efficacité énergétique. Barack Obama chiffrant même le potentiel de baisse des consommation à 100 milliards de dollars (76,77 milliards d’euros) par an: «Donnez-moi cette loi qui créera… des emplois». Applaudissements.

 



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