Obama entre en guerre climatique

Le 21 mai 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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On peut rire de tout, même des changements climatiques.
On peut rire de tout, même des changements climatiques.
White House

Le président américain a appelé ses concitoyens à se préparer à de rudes lendemains climatiques. Il a aussi appelé toutes les nations du monde à signer, cette année, un accord contraignant.

Au garde-à-vous. Les cadets de l’académie américaine des garde-côtes de New London avaient les doigts sur la couture du pantalon pour écouter leur commandant en chef, Barack Obama.

Mercredi, le président américain discourait devant ses troupes. Et même si le ton du locataire de la Maison blanche n’était pas toujours très martial, c’est bien d’une préparation à la guerre climatique qu’il était question.

Sombre futur

Rappelant la réalité du phénomène («les plus fortes concentrations de CO2 depuis 800.000 ans», «les 15 dernières années ont été les plus chaudes», «le niveau de la mer s’est élevé de 20 centimètres au siècle dernier»), il a esquissé un sombre futur devant les futurs officiers.

A cette «génération d’officiers qui commencera à servir dans un monde où les effets du changement climatique seront évidents pour tous», Barack Obama rappelle que le réchauffement sera source d’instabilités géopolitiques: «La montée des eaux engloutit déjà les terres faiblement élevées, forçant les populations, du Bangladesh aux îles du Pacifique, à quitter leur foyer.»

Syrie et Nigeria

Estimant que les sécheresses induites par le réchauffement sont à l’origine de la guerre de Syrie ou de l’instabilité au Nigeria, Barack Obama a fait sienne cette expression forgée par les stratèges du Pentagone: le changement climatique est un «amplificateur de menaces». «Partout, nous verrons grossir les flux de réfugiés, et je vous garantie que les gardes-côtes devront être là.»

Devant les marins, Barack Obama n’a pas résisté à la tentation de tirer une salve pour l’un des principaux candidats républicains à la présidence. Sans le citer, le président démocrate a fustigé les climato-sceptiques, comme Jeb Bush «qui, en niant le changement climatique ou en refusant de le prendre en compte, mettent en danger notre sécurité nationale».

Et les militaires ont effectivement du mouron à se faire: «Nombre de nos bases sont sur les côtes. […] à Norfolk, les hautes vagues et les tempêtes de plus en plus nombreuses inondent la base aéronavale.»

Accord global

Bien sûr, les Etats-Unis devront se préparer et s’adapter à la nouvelle donne climatique: en réduisant leurs émissions de CO2, en construisant des bâtiments à haute performance énergétique, en investissant dans les énergies renouvelables, en renforçant les normes d’émission des centrales thermiques. Autant de point sur lesquels l’administration démocrate bataille avec les Républicains.

Difficile, cette transition ne sera pas suffisante, a pourtant insisté le président Obama. «Nous devrons travailler avec les autres nations pour conclure, cette année, un accord global pour commencer à réduire les émissions globales, car chaque pays devra prendre sa part.» Rompez les rangs.

 



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