Obama contre la chasse à la baleine islandaise

Le 21 septembre 2011 par Célia Fontaine
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Le président américain Barack Obama a validé le 19 septembre 6 mesures diplomatiques condamnant la chasse à la baleine en Islande.
 
En novembre 2010, les Etats-Unis avaient indiqué être «profondément inquiets et fortement opposés à l'augmentation de la chasse commerciale à la baleine de l'Islande, particulièrement celle des rorquals menacés», dans une lettre d’avertissement signée du secrétaire américain au commerce Gary Locke, adressée au ministre islandais de la pêche Jon Bjarnason. En juillet 2011, Gary Locke propose 6 mesures afin «d’ajuster la coopération des Etats-Unis, dans le cadre des projets arctiques, en fonction de la politique islandaise de la chasse au gros cétacé». Le président américain vient d’accepter ces mesures officiellement.
 
Après une interruption de 14 ans, l'Islande a repris la chasse à la baleine en 2003, à des fins qualifiées de «scientifiques», pour un quota de 200 baleines de Minke (Balaenoptera acutorostrata). En 2006, le gouvernement islandais accorde des autorisations, commerciales cette fois, pour 30 baleines de Minke et 9 rorquals communs (Balaenoptera physalus). Si les cétacés ont connu un court répit en octobre 2007, l’Islande a multiplié depuis trois ans ses quotas de chasse, ce qui exaspère les Etats-Unis. La pêche serait menée «en dehors du contrôle de la Commission baleinière internationale et à un niveau deux à trois fois plus élevé que celui préconisé par les recommandations scientifiques de l'autorité», selon Gary Locke.
 
Pour rappel, la Commission baleinière internationale (CBI) interdit la chasse commerciale à la baleine, et la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (Cites) interdit le trafic international de produits qui en sont issus. Mais malgré les règlementations en vigueur, l’Islande, tout comme le Japon et la Norvège, n’en fait qu’à sa tête. Selon elle, les populations de baleines dans ses eaux sont suffisamment abondantes pour supporter des prélèvements annuels d'environ 150 rorquals communs et 200 petits rorquals. Alors que la saison de la chasse s’achève, aucune baleine d'une espèce menacée d'extinction n'a été tuée cette année.
 
Pour Patrick Ramage, directeur du programme global de protection des baleines auprès du fonds international pour la protection des animaux (Ifaw, selon l’acronyme anglais), une baleine observée vaut mieux qu’une baleine tuée. «L’observation des baleines demeure ’l’utilisation’ la plus lucrative que l’on puisse faire de ces animaux au XXIe siècle», a-t-il déclaré. 


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