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Nuisances aéroportuaires: recours du Cirena contre l’arrêté NKM

Le 16 janvier 2012 par Stéphanie Senet

Il l’a promis, il l’a fait. Le Collectif inter-associatif du refus des nuisances aériennes (Cirena) a annoncé, aujourd’hui 16 janvier, avoir déposé un recours en annulation devant le Conseil d’Etat, assorti d’un référé suspension, contre l’arrêté du 15 novembre modifiant le dispositif de circulation aérienne en Ile-de-France.
 

Le texte, qui relève de 300 mètres l’altitude à laquelle les avions amorcent leur descente à l’approche de la région parisienne, devait réduire de 60% le nombre de personnes exposées à un bruit supérieur à 65 décibels. C’était l’une des mesures-phares présentées le 10 novembre par la ministre de l’écologie Nathalie Kosciusko-Morizet, pour lutter contre les nuisances autour des aéroports (voir JDLE).
 

Or le Cirena estime que l’arrêté a raté son but. «Sous le faux prétexte de diminuer les nuisances sonores de moitié, il a entraîné des modifications de trajectoires très importantes», observe le collectif. Et le bruit s’est tout simplement déplacé vers des zones plus urbanisées, comme Cergy-Pontoise.
 

Le Cirena a passé à la loupe l’évolution du bruit depuis l’entrée en vigueur du nouvel arrêté, le 17 novembre dernier. «Les populations survolées subissent une augmentation du bruit, du fait d’un nombre de survols beaucoup plus important et un accroissement des émissions de polluants lié à la surconsommation de kérosène due à l’allongement des trajectoires», note-t-il.
 

Enfin, sur la forme, le collectif reproche à la ministre et à la Direction de l’aviation civile «d’avoir multiplié les coups de force et les manipulations pour faire accepter ce projet».
 

Le Cirena avait tiré un premier bilan négatif des mesures, le 30 novembre, en compagnie d’élus locaux de tous bords (voir JDLE). Il avait notamment relevé qu’à configuration de vent égale, les niveaux enregistrés par Bruitparif à Limours n’avaient pas diminué après la mise en place de la règlementation.
 

Selon la décision des magistrats, le référé suspension peut donner lieu à une rapide annulation de l’arrêté ministériel.

 



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