Nucléaire: un transport globalement sûr

Le 12 décembre 2016 par Romain Loury
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Des problèmes d'étanchéité relevés
Des problèmes d'étanchéité relevés

La sécurité du transport de matières radioactives semble globalement stable en France, relève l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) dans un bilan 2014-15 publié vendredi 9 décembre. Elle évoque toutefois quelques point de vigilance, notamment sur la propreté des fûts d’uranium provenant de mines étrangères.

Chaque année, ce sont 980.000 colis de substances radioactives qui transitent en France, dont 96% par la route. Environ 55% ont trait au secteur industriel non nucléaire, 31% au secteur médical, 12% sont liés au cycle du combustible et 2% à la recherche.

Dans son bilan bisannuel publié vendredi, l’IRSN évoque 139 «évènements» survenus en 2014 et 122 en 2015, soit environ un cas pour 7.500 colis transportés. «Sans conséquences radiologiques significatives pour les travailleurs, la population et l’environnement», ces évènements s’avèrent plus fréquents que lors du dernier bilan (2012-13), où ils s’élevaient à 1 pour 10.000 colis.

Pas de dégradation de la sûreté

Pour l’IRSN, pas de panique: «cette tendance ne doit pas être interprétée comme une dégradation du niveau de sûreté des transports de substances radioactives. Elle s’explique en grande partie par une meilleure détection des événements significatifs pour la sûreté par les acteurs concernés et donc leur déclaration aux autorités».

L’augmentation est en effet principalement le fait d’évènements mineurs, que ce soit pour le cycle combustible nucléaire ou pour le nucléaire dit «de proximité» (industrie non nucléaire, médical, recherche). Classés en dehors de l’échelle INES[i], ces évènements sont jugés comme «intéressant la sûreté», mais n’ayant pas d’impact sur elle –par exemple des absences ou erreurs dans les documents de transport.

Plus d’évènements classés INES

L’IRSN note toutefois une recrudescence du nombre d’évènements classés au niveaux 1 (anomalie) et 2 (incident) de l’échelle INES, au nombre de respectivement 12 et 1 en 2014-15 –contre 5 et 1 en 2012-13.

Parmi les causes de cette augmentation, «des contaminations de fûts chargés de minerai d’uranium naturel en provenance des mines exploitées par le groupe Areva», dans des pays tels que le Niger, le Canada, l’Australie et l’Afrique du Sud, pointe l’institut. «Ces évènements correspondent à un défaut d’étanchéité du fût ou à un défaut de propreté radiologique dû aux opérations de remplissage du fût», ajoute-t-il.

«Compte tenu des très faibles niveaux de contamination mesurés (de l’ordre de quelques Becquerel par centimètre carré) et des très petites quantités de minerai d’uranium découvertes sur ces fûts (généralement à l’état de trace) ou sur le moyen de transport, ces évènements ne sont pas de nature à induire des conséquences, radiologiques ou chimiques, pour le personnel impliqué dans les opérations de transport et de déchargement de ces colis», complète l’IRSN.



[i] Echelle internationale de classement des évènements nucléaires

 



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