Nucléaire: quel avenir pour les déchets du démantèlement?

Le 27 juillet 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Arrêtés au début de l'année, les travaux de construction de l'Iceda n'ont pas repris.
Arrêtés au début de l'année, les travaux de construction de l'Iceda n'ont pas repris.
EDF

Nouveau coup dur pour EDF. Six mois après l’annulation, par le tribunal administratif de Lyon, du permis de construire de l’Iceda, en Bugey [JDLE], l’électricien doit faire face à un nouvel assaut contre son projet de centre de stockage de déchets nucléaires.

Comme l’a révélé Le Courrier, ce matin 27 juillet, la ville et le canton de Genève ont intenté un recours devant le Conseil d’Etat français pour empêcher la construction de l’Iceda. Ce faisant, les autorités genevoises ne font que respecter la constitution du canton, laquelle stipule que «les autorités cantonales s’opposent par tous les moyens juridiques et politiques à leur disposition à l’installation de centrales nucléaires, de dépôts de déchets (...) radioactifs et d’usines de retraitement sur le territoire du canton et au voisinage de celui-ci (...)». Or le site de la centrale nucléaire du Bugey, où l’Iceda est construite, est distant de 70 kilomètres de la ville de Calvin.

Autorisée par décret, en avril 2010, l’Iceda (pour Installation de conditionnement et d'entreposage de déchets activés) est un site d’entreposage provisoire de déchets issus de la déconstruction des 9 réacteurs en cours de démantèlement, dont les 6 de la filière «uranium naturel graphite gaz» (UNGG). Elle a vocation à accueillir 4.000 mètres cubes de déchets de faible activité à vie longue (FAVL) et des déchets à faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC).

Initialement, ce site devait ouvrir en 2014, pour fermer un demi-siècle plus tard. La loi du 28 juin 2006 prévoyant que les déchets FAVL soient transférés dans un centre de stockage géologique spécifique, à partir de 2030.

Hélas, cette installation non plus n’est pas prête de voir le jour. En 2008, l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra) a lancé la recherche d’un site. Quarante communes s’étaient portées candidates et deux furent finalement retenues par le gouvernement, en juin 2009. Sous la pression des opposants, les collectivités se sont retirées du projet quelques semaines plus tard.

En juin 2010, l’Etat a demandé à l’Andra de se remettre à l’ouvrage. L’agence de Châtenay-Malabry doit imaginer de nouveaux modes de traitements de ces déchets et proposer de nouvelles solutions de stockage définitif. Son rapport est attendu pour la fin de l’année.



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