Nucléaire : quand la Chine se hausse un peu du col

Le 04 janvier 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Lundi 3 janvier, le sang des experts français du retraitement des combustibles usés n’a fait qu’un tour. Dans un reportage diffusé par la chaîne de télévision CCTV, la ChinaNational Nuclear Corp (CNNC) affirmait avoir maîtrisé une technique de traitement des combustibles nucléaires usés. « Les réserves prouvées « prouvées » ? chinoises en uranium ne doivent durer que 50 à 70 ans », mais avec cette découverte « cela devient 3.000 ans », a commenté le journaliste de laCCTV. Coup dur pour Areva qui négocie actuellement avec la Chine la vente d’une usine de recyclage des combustibles usés.

Consultés par le Journal de l’environnement, des experts de l’Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) ne croient pas au grand bond en avant nucléaire. Pour Thierry Charles, l’annonce faite hier témoigne simplement du démarrage d’un atelier-pilote, capable de retraiter « quelques dizaines de tonnes de combustibles par an ». On est donc très loin des capacités de l’usine française de La Hague (1.700 t/an) ou des futurs besoins chinois. En 2020, selon China Daily, les exploitants de centrales consommeront 20.000 t/an d’uranium.

Par ailleurs, rappelle le directeur de la sûreté des usines, des laboratoires et des transports de l’IRSN, « dans leur atelier, les Chinois utilisent Purex », un procédé chimique de séparation de l’uranium et du plutonium. Développé par les Américains en 1945, il est utilisé depuis des décennies par les industriels français (Areva) et britanniques.



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