Nucléaire: polémique sur les stress tests européens

Le 06 mars 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Ces tests sont stricts, objectifs et sérieux, estime Gunther Oettinger.
Ces tests sont stricts, objectifs et sérieux, estime Gunther Oettinger.

Un an après la catastrophe de Fukushima au Japon, le nucléaire a repris des couleurs dans l'Union européenne grâce à des tests de résistance dont les résultats sont dénoncés par les écologistes comme un «alibi» pour développer cette source de production d'énergie.

Si l'Allemagne et la Belgique ont décidé de sortir du nucléaire et l’Italie de ne pas y rentrer, après l'accident de Fukushima, 24 nouveaux réacteurs sont en projet, dont 6 sont en construction: 2 en Bulgarie, 1 en Finlande, 1 en France et 2 en Slovaquie.

Gunther Oettinger, le commissaire européen en charge de l'énergie, a défendu ce mardi 6 mars la crédibilité des tests réalisés dans les 14 pays de l'UE où 143 réacteurs sont en exploitation. Les rapports ont décelé des problèmes, mais aucune recommandation de fermeture n'a été formulée.

«Ces tests sont stricts, objectifs et sérieux. Nous vérifions la sûreté des installations nucléaires et si elles peuvent résister à des catastrophes naturelles, à des accidents d'avion et à des erreurs humaines», a-t-il assuré dans un communiqué.

Les écologistes sont en désaccord. «Sous l'influence de la France et du Royaume-Uni, les tests ont été réduits à leur plus simple expression», a affirmé Yannick Jadot, au cours d'une conférence de presse.

«On essaie de faire croire que les problèmes sont terminés, et comme le coût des installations a augmenté, on rallonge la durée de vie des installations existantes», a déploré l’eurodéputé Vert.

La Commission se retranche derrière la dernière phase des tests de résistance actuellement en cours: l'examen des rapports nationaux par des experts des autres Etats de l'UE. Il devrait être terminé pour avril et la Commission devrait présenter ses recommandations pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement en juin.

Mais la décision de fermer ou de maintenir une installation appartient aux Etats, a-t-elle reconnu.



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