Nucléaire: Paris s’agite et Bruxelles calcule

Le 25 novembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Une nouvelle fois, le président de la république a profité d’un déplacement en région pour défendre l’énergie nucléaire. Vendredi 25 novembre, Nicolas Sarkozy a dénoncé l'accord politique signé entre le PS et les écologistes qui prévoit de réduire sa part, en estimant qu'il risquait de susciter un mouvement massif de délocalisation.??
 
«Augmenter le prix de l'énergie que paient les usines, c'est prendre le risque d'un mouvement massif de délocalisation», a déclaré le chef de l'Etat devant des salariés de l'usine de laine de verre isolante d'Orange (Vaucluse), très consommatrice d'électricité.?
 
Après sa visite, Nicolas Sarkozy était attendu à la centrale nucléaire du Tricastin ; puis sur le site de l'usine d'enrichissement d'uranium d'Areva à Pierrelatte (Drôme).??
 
Pendant que le locataire de l'Elysée défend l'atome tricolore, les autorités belges sortent leur calculette pour évaluer le coût de la sortie du nucléaire, programmée pour 2025.
 
Selon une nouvelle étude de la Commission de régulation de l'électricité et du gaz (Creg, le régulateur des marchés belges de l’énergie) le coût du remplacement des 6 réacteurs par des centrales au gaz s’élèvera, au pire, à 132 euros par client et par an. Désagréable, mais pas hors d’atteinte.
 
Le Bureau du Plan a, par ailleurs, publié cette semaine une étude qui chiffre à 20 milliards d'euros sur 20 ans le montant de l’investissement nécessaire. Pour succéder aux centrales nucléaires et accompagner l’accroissement de la demande d’électricité, la Belgique estime devoir mettre en service une centrale à gaz de 850 mégawatts par an entre 2011 et 2030.


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