Nucléaire : les piètres résultats du stress test suisse

Le 06 mai 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Au jeu de l’audit de sûreté des centrales nucléaires, post Fukushima, ce sont les Suisses qui ont tiré les premiers. Jeudi, l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) a rendu publics les résultats du stress test des 4 centrales en service dans la Confédération: Leibstadt, Mühleberg, Gösgen et Beznau.
 
Le cahier des charges de l’exercice était simple : les exploitants devaient montrer au gendarme du nucléaire suisse que leurs installations résistaient aux crues, aux séismes et à la conjugaison des deux événements.
 
Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces résultats ne sont pas dignes d’éloge. A Beznau (2 réacteurs à eau pressurée –REP- de 365 mégawatts électriques), l’IFSN souligne que le bâtiment de dépôt des assemblages combustibles n’est pas suffisamment résistant aux séismes. La piscine de stockage des combustibles usés est insuffisamment protégée contre les tremblements de terre et les inondations. De même, « les mesures d'urgence permettant de rétablir le refroidissement suite à un séisme ou à une inondation sont incomplètes ».
 
A Mühleberg (1 réacteur à eau bouillante –REB- de 355 MWe), c’est plutôt le refroidissement qui fait défaut : « L'alimentation en fluide caloporteur du système d'urgence n'est pas une alternative au prélèvement d'eau de refroidissement dans l'Aar », constate l’IFSN. Par ailleurs, le système de refroidissement de la piscine des assemblages combustibles est insuffisamment protégé contre les séismes et les inondations. Les mesures d'urgence permettant de rétablir le refroidissement suite à un séisme ou à une inondation sont incomplètes.
 
Dans la centrale de Leibstadt (1 REB de 1.165 MWe), l’autorité de sûreté souligne que les indications de niveau d’eau et de température de la piscine de stockage des assemblages combustibles « ne sont pas sûres ». Embêtant en cas d’incident.
Malgré ces défauts, l’IFSN indique qu’il y a « pas de danger immédiat pour la population, raison pour laquelle aucune centrale nucléaire suisse ne doit être mise hors service ». L’autorité de sûreté a donné trois mois aux trois exploitants incriminés pour présenter un programme de modification de leurs installations.


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