Nucléaire: les GV défectueux de Framatome toujours bons pour le service

Le 18 septembre 2019 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'un des générateur de vapeur du réacteur EPR d'Olkiluoto (Finlande).
L'un des générateur de vapeur du réacteur EPR d'Olkiluoto (Finlande).
VLDT

Pas moins de 23 générateurs de vapeur sont concernés. L'ASN a mené une inspection surprise sur le site de fabrication de Framatome.

Nouvel épisode du scandale Framatome. Le 10 septembre, EDF était informée par sa filiale Framatome que des composants usinés par l’ancienne division d’Areva pouvaient être défectueux. Problématique, car les défauts en question concernent des générateurs de vapeur (GV), pièce essentielle dans le fonctionnement (et la sûreté) d’une centrale nucléaire. La publication de l’information avait fait réagir les marchés financiers. Dans la journée, le titre d’EDF perdait 7% de sa valeur.

6 centrales en service

Après une semaine d’enquête, EDF a livré son verdict. Dans un communiqué, l’électricien indique avoir identifié 16 générateurs de vapeur potentiellement concernés, installés dans les centrales du Blayais, de Bugey, de Fessenheim, de  Dampierre-en-Burly et de Paluel. Les quatre GV de l’EPR de Flamanville (en cours de construction) et trois autres non encore installés sont également concernés.

Stop ou encore. Le réacteur 1 de Flamanville a été arrêté le 18 octobre en raison de la découverte de traces de corrosion sur les systèmes de fixation de groupes électrogènes. L'arrêt doit durer jusqu'au 2 octobre au minimum.

A ce stade des investigations, l’exploitant du parc nucléaire français estime «que les écarts constatés ne remettent pas en cause l’aptitude au service des matériels et ne nécessitent pas de traitement immédiat.»

Plusieurs semaines d’enquête

Informée par EDF, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) se donne plusieurs semaines avant de prendre position. «A ce stade on considère qu'il n'y a pas matière à arrêter les réacteurs concernés. Pour autant le sujet doit être investigué jusqu'au bout et c'est le travail qui va être fait dans les prochaines semaines», indique à l'AFP Julien Collet, directeur général adjoint de l'ASN.

Inspection à la forge

Le gendarme du nucléaire a par ailleurs inspecté, ce 18 septembre, le site Framatome de Saint-Marcel (Saône-et-Loire) où étaient fabriqués les composants en question. «On mène aujourd'hui une inspection sur le site de Framatome qui fabriquait ces équipements pour aller voir concrètement sur le terrain et au niveau de l'usine comment ce procédé était mis en œuvre et éventuellement des informations complémentaires que l'on pourrait voir au cours de l'inspection», précise Julien Collet.

L'inspection a pour but à la fois de bien comprendre l'anomalie mais aussi d'examiner les moyens mis en œuvre pour identifier les pièces concernées, «pour s'assurer qu'il n'y a pas eu de manque ou d'oubli dans leur inventaire».

 



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