Nucléaire : la Suisse n’accélère pas sa sortie

Le 28 novembre 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Un oui à la votation aurait signifié la fermeture immédiate de la centrale de Mühleberg.
Un oui à la votation aurait signifié la fermeture immédiate de la centrale de Mühleberg.

Une majorité d’électeurs et de cantons a rejeté l’Initiative de retrait nucléaire, proposée par les Verts helvétiques

Les Suisses ont de nouveau tranché. Dimanche 27 novembre, plus d’un électeur sur deux (54,2%) a rejeté l’Initiative de retrait du nucléaire. Proposée par les Verts helvétiques, cette votation prévoyait de limiter à 45 ans la durée de vie des 5 réacteurs en service sur le territoire de la Confédération.

Votée, elle aurait imposé la fermeture immédiate des trois réacteurs des centrales de Beznau et de Mühleberg (1.100 mégawatts électriques -Mwe- à eux trois). Or les 5 tranches fournissent un bon tiers du courant consommé en Suisse. Mené par Doris Leuthard, le gouvernement fédéral s’était opposé à la question posée par les écologistes, au nom de la sécurité d’approvisionnement.

Stratégie énergétique 2050

La ministre de l’économie a toutefois annoncé pour 2018 l’entrée en vigueur de la Stratégie énergétique 2050 qui vise à développer les énergies renouvelables.

Ce n’est pas la première fois que la question de la sortie du nucléaire était posée. La décision a finalement été prise en septembre 2011. Le parlement avait imposé aux exploitants de fermer leurs installations entre 2019 et 2034. Calendrier qui a été un peu accéléré, les Forces motrices bernoises ayant décidé, en 2013, d’arrêter la production à Mühleberg en 2019 pour des raisons économiques. La tranche 1 de la centrale de Breznau est à l’arrêt depuis 19 mois. Son sort pourrait être scellé par l’Inspection fédérale de la sûreté nucléaire. Avec des réacteurs d’une moyenne d’âge de 41 ans, le parc atomique suisse est le plus ancien du monde.

Détail sociologique: seuls 6 cantons (sur 26), situés à proximité de la centrale française de Fessenheim et des réacteurs situés dans la vallée du Rhône, ont voté pour accélérer la sortie de l’atome[1]. Comme lors de précédentes consultations similaires, en 1979, 1984 et 1990, rappelle Le Temps.



[1] Bâle-Ville et Bâle-Campagne, Genève, le Jura, Neuchâtel, Vaud.

 



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