Nucléaire: La nouvelle patronne de l’AIE s’interroge

Le 08 septembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Quelques jours après sa nomination, la nouvelle directrice exécutive de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) réclame des «réponses» et des plans de sortie clairs aux pays renonçant au nucléaire, une énergie «qui aura sa place» selon elle malgré la catastrophe de Fukushima.
«Si vous voulez abandonner le nucléaire, ma question est: comment allez vous faire face à la demande croissante d'énergie quand vous renoncez à l'une de vos sources. Tous les pays et gouvernements qui veulent abandonner le nucléaire doivent répondre à cette question», déclare Maria van der Hoeven, dans un entretien accordé à l’AFP.
L'ex-ministre néerlandaise des affaires économiques, qui a pris ses fonctions le 1er septembre, a évoqué le cas de l'Allemagne, dont l'abandon du nucléaire à l'horizon 2022 va avoir selon elle des conséquences au niveau européen, avec des importations de l'étranger et des hausses de prix.
«Vous devez répondre à la question: Comment allez-vous faire? Comment allez vous vous assurer que votre approvisionnement en énergie est suffisant, a-t-elle insisté. Si votre réponse est: on va utiliser les énergies renouvelables, alors ma question est comment. Quelle est l'efficacité-coût actuelle des renouvelables. Comment allez-vous accélérer leur développement. Ce sont des questions auxquelles il faut répondre, sinon ce sont des déclarations plutôt gratuites», a-t-elle fait valoir.
En Europe, plusieurs pays, en premier lieu l'Allemagne mais également la Suisse et l'Italie, ont décidé dans la foulée de la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon en mars de fermer leurs centrales ou de renoncer à leurs plans nucléaires.
La France a elle défendu sa principale source d'électricité. Mais ne prévoit de construire que deux nouveaux réacteurs d’ici à 2030.
«Il y aura une place pour l'énergie nucléaire dans le futur, a assuré Maria van der Hoeven, dont le mandat court sur 4 ans. Si nous voulons vraiment -et c'est le cas- aller vers un futur avec moins d'émissions de CO2, il n'y a que deux vraies possibilités: le nucléaire parce qu'il n'en produit pas, et les énergies renouvelables», a-t-elle dit, en soulignant que le gaz pourrait servir «en attendant».


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