Nucléaire: l’IRSN relativise le rapport de Greenpeace

Le 17 octobre 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg, envoyé spécial
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Le réacteur EPR de Flamanville.
Le réacteur EPR de Flamanville.
VLDT

Le bras technique de l’ASN estime que l’étude publiée, la semaine passée, par l’organisation anti-nucléaire n’apporte rien de nouveau à la réflexion sur le renforcement de la sécurité des installations nucléaires tricolores.

 

Le directeur général de l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) relativise la portée du rapport de Greenpeace France sur la sécurité des centrales nucléaires françaises. La semaine passée, l’organisation à l’arc-en-ciel s’inquiétait notamment du manque de protection des piscines de désactivation où EDF fait refroidir plusieurs années durant les combustibles usés (et très radioactifs) de ses réacteurs.

Sources ouvertes

Pour Jean-Christophe Niel, le document présenté par l’organisation anti nucléaire est une «bonne compilation de sources ouvertes, dont de nombreux rapport de l’IRSN, d’ailleurs.» Mais elle n’apporte rien de neuf au débat.

Rien de nouveau, car l’ONG, souligne l’ancien numéro 2 de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), n’a pas eu accès, «et bien heureusement» aux documents officiels pointant les risques de sécurité et les contre-mesures adoptées par les pouvoirs publics et l’exploitant.

Même appréciation du risque

La moindre protection apportée aux piscines contre les agressions externes (une chute d’avion, par exemple), par rapport aux réacteurs? Le sujet est connu depuis le début du siècle, au moins. «Ce que l’on a vu dans ce rapport ne change rien à notre appréciation du risque des installations françaises», estime Jean-Christophe Niel.

Augmenter la résilience

D’autant que les mesures de sûreté imposées à EDF par l’ASN, à la suite de la catastrophe de Fukushima augmentent la résilience d’installations visées par un acte de malveillance. «Quand, sur chaque site, on place des moyens d’intervention et des équipes capables de rétablir l’électricité et de remettre de l’eau dans des piscines qui auraient été la cible d’acte de malveillance, on renforce la sûreté et la sécurité des installations. La bunkérisation des piscines, promue par Greenpeace n’est pas forcément la solution», conclu le patron de l’IRSN.  

 

 



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