Nucléaire: l’ASN déplore la souplesse des exploitants de Civaux

Le 23 mai 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Une exploitation relativement souple, déplore l'ASN.
Une exploitation relativement souple, déplore l'ASN.
ASN

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) surveille avec une vigilance accrue la centrale de Civaux (Vienne) où les règles de sécurité sont observées avec une «souplesse» incompatible avec les exigences de l'activité, a-t-elle dit jeudi.

Cette «souplesse» n’a pas eu de conséquence sur la sécurité du public et se traduit par une mauvaise application des procédures ou une tolérance trop grande pour les écarts constatés avec les normes en vigueur, a dit à la presse Anne-Cécile Rigail, chef de division Aquitaine de l’ASN.

Depuis des années, le gendarme du nucléaire rappelle à EDF «que le niveau de culture et de rigueur des personnels nous paraissait insuffisant», a-t-elle indiqué. «Le fait est qu'à Civaux, il y a culturellement, parfois, une certaine souplesse avec l'application des règles qui n'est pas acceptable pour un exploitant nucléaire».

Et de citer en exemple une fuite de tritium, décelée en janvier 2012. L'impact sur l'environnement a été minime mais l'incident «illustrait une remontée d'alerte insuffisamment rapide, un traitement inadéquat» de la maintenance des installations, comme le bac de béton censé contenir une telle fuite. L'ASN a pris la décision, relativement rare, de sommer EDF de mettre ses installations en conformité et elle a aussi informé la justice.

L'autorité indépendante entend veiller à ce que les incidents de Civaux n'aient pas d'autres conséquences. Davantage que sur le matériel, plus récent que d'autres centrales, l'ASN dirige son effort sur les hommes et la manière dont ils appliquent les règles ou dont ils s'organisent, a indiqué la patronne de sa division aquitaine.

Située au sud-est de Poitiers, la centrale de Civaux abrite deux réacteurs à eau pressurisée de 1.450 mégawatts chacun, mis en service en 1997 et 1999. D'ici à la fin de l'année, l'ASN devra remettre son avis au gouvernement sur la poursuite d'activité pendant dix ans de Civaux et des réacteurs 1 du Blayais et de Golfech (Tarn-et-Garonne).



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus