Nucléaire: l’AIEA avait mis en garde le Japon

Le 17 mars 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L’organisation de la sûreté nucléaire japonaise pose question depuis de nombreuses années. Car l’histoire de l’atome nippon est riche en incidents graves, en accidents et en fraudes. Sujet sur lequel le JDLE s’est déjà penché.

 

Cette histoire pourrait s’enrichir d’une nouvelle tare: la surdité.

 

Dans l’intarissable fonds de dépêches diplomatiques mis en ligne par Wikileaks, The Daily Telegraph a exhumé le compte rendu d’une réunion du Groupe sur la sûreté et la sécurité nucléaires (GSSN), plutôt inquiétant.

 

La scène se passe à Tokyo, en décembre 2008. Comme de coutume, participent à ce séminaire les responsables des autorités de sûreté des pays membres du G8, de la Banque européenne de reconstruction et de développement, de l’Union européenne, et de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

 

Ces experts de haut vol examinent la suite à donner aux initiatives lancées durant la présidence japonaise du G8 et rédigent l’agenda Nucléaire de la présidence italienne de 2009.

 

De nombreux sujets sont évoqués, parmi lesquels le financement du second sarcophage de Tchernobyl ou la modernisation de la centrale arménienne de Medzamor -cette dernière installation se situant sur une faille sismique.

 

A ce propos, le représentant de l’AIEA, indique le câble diplomatique américain repris par le quotidien britannique, fait montre d’une certaine inquiétude à propos de la prise en compte du risque sismique… au Japon.

 

L’expert explique que les «bonnes pratiques» sismiques en matière nucléaire en vigueur dans l’Empire du soleil levant ont été revues trois fois seulement en 35 ans. Un sujet de préoccupation pour l’agence de Vienne, d’autant, précise le diplomate onusien cité par la dépêche, que la puissance de récents tremblements de terre excédait largement les séismes de référence pris en compte par les normes de sûreté nippones.

 

Une référence à peine voilée au tremblement de terre du 16 juillet 2007, qui avait sévèrement secoué les 7 réacteurs de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa. Arrêtée à la suite de fuites d’eau et d’incendies provoqués par le séisme, la plus grande centrale nucléaire du monde ne fut relancée qu’au printemps 2009.



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