Nucléaire: épilogue de la saga de Belene

Le 17 juin 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Représentation d'artiste de la centrale de Belene.
Représentation d'artiste de la centrale de Belene.
AES

Après 13 saisons à rebondissements, le feuilleton de la centrale nucléaire bulgare vient de prendre fin. 

La cour arbitrale de Paris a condamné jeudi 16 juin l’électricien bulgare, Natsionalna Elektricheska Kompania (NEK), à régler 550 millions d’euros de dommages et intérêts à Atomstroyexport. Le constructeur russe de centrales nucléaires réclamait 1 milliard de dollars (889 M€) de dédommagement à la suite de l’annulation par NEK de deux tranches nucléaires de 1.000 mégawatts électriques à Belene.

La saga commence en 2003. Cette année-là, la Bulgarie décide de doubler la capacité de son parc nucléaire en bâtissant une nouvelle centrale à Belene (Nord, à la frontière avec la Roumanie).

Consortium international

L’ingénierie est confiée au bureau d’études australien WorleyParsons. Le chantier doit être réalisé par un consortium international composé d’Atomstroyexport, de Skoda, d’Areva et de Siemens.

Après accord de l’Union européenne, la construction des deux réacteurs russes AES 92 (1.000 MW unitaire) et des équipements lourds peut enfin débuter en 2008.

En septembre 2009, le nouveau gouvernement bulgare indique qu’il ne participera finalement pas au financement de l’installation. Contractuellement, la Bulgarie devait prendre 51% du capital de la centrale (pour environ 2 Md€) et RWE le solde. Seul à bord, l’électricien allemand renonce quelques semaines plus tard.

Ni prêt, ni capital

Moscou propose à Sofia un prêt. Sans succès. Fin 2010, NEK signe un accord avec Rosatom (maison-mère d’Atomstroyexport) au terme duquel l’électricien bulgare prendra 51% du capital de la centrale. A charge pour la partie russe de compléter le financement et d’achever la réalisation des deux réacteurs.

En mars 2012, alors que les fondations de la centrale sont achevées, Sofia annonce vouloir installer le système de contrôle-commande déjà réalisé sur l’un des réacteurs de la centrale de Koslodouy. Rosatom réclame le paiement de 500 M$ (444,5 M€) pour le système et de 500 autres millions à titre de dédommagement. En février 2013, le parlement bulgare officialise l’abandon du projet de Belene. La cour d’arbitrage est saisie.



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