Nucléaire: des tests européens a minima ?

Le 04 mai 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les tests de sécurité qui doivent être menés sur les centrales nucléaires européennes porteront sur des scénarios de catastrophes naturelles, affirme le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung (SZ) à paraître mercredi 4 mai.
 
La Commission européenne met actuellement sur pied les critères de ces tests de résistance à des scénarios extrêmes, qui ont été voulus au niveau européen après la catastrophe de Fukushima.
 
Les ministres de l'environnement européens étaient réunis, mardi, à Gödöllö (Hongrie), pour débattre d'une proposition faite par l’association des autorités de surveillance du nucléaire d'Europe de l'Ouest (Wenra, selon l’acronyme anglais), précise encore le SZ.
 
Et selon le journal bavarois, qui cite des sources proches du commissaire européen à l'énergie, l'Allemand Günther Oettinger, les scénarios impliquant le crash d'un avion ou de mauvaises manipulations humaines ont été exclus.
 
Seules les conséquences de tremblements de terre, d'inondations ou de variations de températures violentes seront examinées.? Les 27 chefs d'Etat et de gouvernement européens s'étaient pourtant mis d'accord en mars dernier, lors d'un sommet, pour que toutes ces hypothèses fassent partie des tests que doivent subir les 146 réacteurs en activités dans l'UE.
 
Cela étant, le journal allemand ne semble pas avoir lu les propositions de spécifications des «stress tests», publiées par Wenra, le 21 avril dernier. Dans ce document, l’organisation rappelle que les tests doivent porter sur les problèmes dont l’enchaînement tragique a causé la perte de plusieurs réacteurs à Fukushima Dai-Ichi: séisme, inondation, perte de l’alimentation électrique, perte du refroidissement, combinaison des deux événements.
 
Seront aussi abordées les stratégies pour pallier une perte de refroidissement, dans le cœur et dans les piscines de stockage de combustibles usés. Sans oublier les moyens de protection de l’environnement et des populations en cas de perte de l’intégrité des enceintes de confinement des centrales nucléaires.
 
L’autorité politique souhaitant disposer des résultats pour toute l’Union avant la fin de l’année, les exploitants et les autorités de sûreté ne pourront réaliser que des rapports sur la base d’études ou de documents existants.
 
Les pays qui le souhaitent pourront mener des tests plus drastiques, a-t-on ajouté dans l'entourage de Günther Oettinger, écrit encore le SZ.


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