Nucléaire: d’anciens travailleurs polynésiens réclament réparation

Le 28 avril 2009 par Sabine Casalonga
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Hier 27 avril a débuté devant le tribunal du Travail de Polynésie française l’examen de la demande déposée par des travailleurs ayant exercé sur les sites des essais nucléaires des atolls de Moruroa et Fangataufa entre 1966 et 1996.
Seuls 3 des 8 plaignants sont encore en vie. Ils ont tous été ou sont encore atteints de pathologies reconnues comme liées à une exposition aux rayonnements ionisants selon les tableaux de maladies professionnelles (leucémies, cancers de l'œsophage, de la peau, lymphome…). «Ils réclament pour eux et les ayants droit des indemnisations comme celles que les Etats-Unis ou l'Angleterre ont accordé à leurs anciens travailleurs du nucléaire», souligne l’AFP.
Ce procès est qualifié «d’historique» par l'association anti-nucléaire Moruroa e Tatou (Moruroa et nous) basée à Tahiti et qui rassemble environ 4.000 civils et militaires.

Les audiences devraient durer deux jours et ne seront pas filmées malgré la demande de l’association Moruroa e Tatou. Le 24 mars, le ministre de la défense, Hervé Morin, avait annoncé qu’un projet de loi serait déposé avant l’été pour indemniser les militaires, civils et populations locales victimes d’essais nucléaires français au Sahara algérien et en Polynésie (1). Entre 1966 et 1974, 46 essais nucléaires atmosphériques ont eu lieu à Moruroa et à Fangataufa, suivis de 147 essais souterrains jusqu'en janvier 1996.

(1) Dans le JDLE «L’Etat indemnisera les victimes d’essais nucléaires français»


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