Nucléaire: Ankara s’offre l’Atmea

Le 03 mai 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Atmea : un réacteur vendu sur plan.
Atmea : un réacteur vendu sur plan.
Atmea

Selon toute probabilité, le gouvernement turc devrait annoncer, d’ici à la fin de la semaine, l’achat d’une centrale nucléaire à un consortium franco-japonais.

Devant être construite sur les bords de la Mer noire, la centrale de Sinop, dont la construction devrait démarrer en 2017, est une première à mains égards.

C’est la première fois, en effet, qu’un groupement d’entreprises réunissant Mitshubishi-Areva et GDF Suez emporte un tel contrat, dont le montant devrait atteindre 22 milliards de dollars (17 milliards d’euros). La Turquie sera aussi le premier acheteur de l’Atmea. Conçu par Mitshubishi Heavy Industries (MHI) et Areva, ce petit frère de l’EPR (1.100 MW de puissance unitaire, contre 1.600 MW pour l’EPR) n’existe encore que sur le papier. Il y a quelques années, GDF Suez avait voulu en construire une tranche dans la vallée du Rhône, avant d’abandonner son projet sous la pression d’EDF.

Ce sera aussi la première fois qu’une entreprise nippone exporte un réacteur depuis la catastrophe de Fukushima. À cet égard, la vente de 4 tranches par MHI pourrait marquer le renouveau de la politique nucléaire japonaise. Jeudi 2 avril, le premier ministre nippon, Shinzo Abe, a signé un accord de partenariat nucléaire avec les Emirats Arabes Unis. Les industriels japonais espérant participer à la construction des réacteurs que les autorités émiraties ont acheté à Kepco, le constructeur sud-coréen.

Sinop devrait comporter 4 réacteurs Atmea, à eau pressurisée, d’une puissance cumulée de 4.500 MW. Elle sera construite par le tandem MHI-Areva et exploitée, à partir de 2023, par GDF Suez. Bâtie par la compagnie russe Atomstroyexport, la première centrale nucléaire turque, Akkuyu, comportera 4 réacteurs VVER de 1200 MW de puissance unitaire. Initiée en 2010, sa construction doit s’achever entre 2020 et 2023.

La Turquie envisage de bâtir une troisième centrale atomique, d’environ 5./000 MW, sur les bords de la mer de Marmara ou de la Mer noire.



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