Nucléaire: 2 ans de plus pour démanteler Brennilis

Le 07 juillet 2016 par Marine Jobert
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La centrale des Monts d'Arrée.
La centrale des Monts d'Arrée.
@ASN

Débuté en 1997, le chantier de démantèlement de la centrale des monts d’Arrée ne sera pas achevé avant 2022. Au moins. EDF a sollicité une prolongation de deux ans pour achever des travaux ralentis par un incendie, avant d’entamer la phase finale de la déconstruction.

C’est la doyenne des centrales françaises. Arrêtée en 1986, la centrale nucléaire des monts d’Arrée, plus connue sous le nom de Brennilis, devait servir de test pour les démantèlements à venir d’un parc nucléaire vieillissant. Vingt ans après les premiers travaux, EDF vient de solliciter une prolongation de 2 ans des opérations émaillées «d’aléas techniques». Un projet de décret est mis en consultation entre le 4 et le 27 juillet 2016, pour prolonger un décret du 27 juillet 2011 autorisant l’exploitant à procéder aux opérations de démantèlement partiel de l’installation nucléaire. Un avis de l’autorité de sûreté nucléaire (ASN) est encore attendu.

Faible activité

C’est que le chantier avait été interrompu suite à un incendie en septembre 2015, à proximité de la zone de démantèlement des 16 échangeurs de chaleur. «Le chantier d’assainissement et de démolition de la station de traitement des effluents a été interrompu à plusieurs reprises, notamment à la suite de la chute d’un matériel de tri des gravats», rappelle également l’ASN. Le nouveau décret devrait permettre de terminer la démolition de la station de traitement, mais également de récupérer et conditionner des terres contaminées sous le radier et à proximité de la station, d’évacuer l’ensemble des déchets et de réaliser des contrôles radiologiques. «Pour le faire dans les meilleures conditions, nous avons souhaité cette prolongation de 24 mois», précise la communication d’EDF. «Il y a moins d’enjeu de sûreté, car l’activité est faible. Mais c’est un chantier long et important», précise Igor Le Bars, l’adjoint au directeur de l’expertise à l’Institut de recherche sur la sûreté nucléaire (IRSN).

Exutoire construit

L’un des problèmes majeurs auxquels était confrontéle groupe présidé par Jean-Bernard Lévy reposait sur l’absence d’exutoire pour des éléments de moyenne activité. En octobre 2012, l’ASN avait rejeté le dossier technique présenté par l’entreprise semi-publique sous l’empire du décret de 2011, faute pour l’exploitant d’avoir précisé comment il comptait entreposer les déchets générés par le démantèlement. La mise en service de l’installation d’entreposage ICEDA, sur le site de la centrale du Bugey, permettra d’envisager le lancement de la dernière phase de démantèlement d’ici à 2018, espère EDF. C’est là que seront conditionnés et entreposés une partie des déchets issus des 9 réacteurs en cours de déconstruction. Avec pour objectif leur envoi vers le centre de stockage définitif de l'ANDRA (le Cigéo), quand il sortira…de dessous la terre.

 



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