Nouvelle vigilance sur les submersions marines

Le 21 octobre 2011
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En réaction à la tempête Xynthia qui a frappé plusieurs pays européens, dont l’Hexagone, en février 2010, Météo France lance un nouveau dispositif de vigilance lié aux submersions marines.

Météo France a présenté son nouveau système de surveillance lors d’une conférence de presse, au ministère de l’écologie, aujourd’hui 21 octobre. Il s’agit du 9e risque identifié sur la carte de vigilance météorologique, après la canicule, la pluie-inondation, les avalanches, l’inondation, les orages, la neige-verglas, le grand froid et le vent violent.

Comme pour les autres risques, la vague-submersion bénéficie d’un pictogramme spécifique et elle est soumise au même code couleur du dispositif de vigilance national: vert, jaune, orange ou rouge en fonction du niveau de risque.

«L’évaluation de ce nouveau risque répond au mécanisme habituel de vigilance de Météo France, qui a été lancé en octobre 2011», a détaillé François Jacq, son président-directeur général. «Les données sont collectées, puis confrontées à des modèles météorologiques, et ensuite expertisées. Enfin, le risque est évalué.» Il faut noter qu’il ne s’agit pas d’un système d’alerte, qui intervient plus tard dans la chaîne du risque, mais d’un simple avertissement. Ce dispositif fonctionne en partenariat avec le Shom (Service hydrographique et océanographique de la marine) notamment pour l’évaluation des marées. Si le risque est important, deux autres services entrent dans la boucle: la DGPR (Direction générale de la prévention des risques) du ministère de l’écologie et la DGSCGC (Sécurité civile) du ministère de l’intérieur. Sur le terrain, ce sont les préfets et les services opérationnels de secours qui pilotent les mesures à prendre.

La vigilance Submersion marine vient rejoindre l’ensemble des dispositifs déjà mis en place pour faire face aux risques d’inondation, et notamment le plan national Submersions rapides lancé par le gouvernement le 17 février 2011, et qui est doté d’un financement de l’Etat de 500 millions d'euros pour la période 2011-2016. «Les réactions ne doivent pas être les mêmes selon que l’on doit faire face à de fortes pluies dues à une tempête, ou à un risque de submersion marine. C’est pourquoi il faut des dispositifs de vigilance différents», a déclaré la ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet.

L’objectif reste de limiter les conséquences d’un événement exceptionnel de submersion marine, et d’éviter de répéter le scénario de la tempête Xynthia, qui avait provoqué la mort de 53 personnes en France, après son passage sur la côte Atlantique dans la nuit du 27 au 28 février 2010.

Un rapport parlementaire publié le 7 juillet 2010 avait d’ailleurs pointé plusieurs dysfonctionnements dans la gestion de la crise au niveau national, jugeant les réponses de l’Etat «précipitées, incomplètes, et parfois absurdes», et relevant le manque et l’inadaptation des plans de prévention des risques touchant les communes (voir le JDLE).

Près de 8.600 communes françaises sont aujourd’hui couvertes par un PPRN (plan de prévention des risques naturels) selon les statistiques établies au 1er août 2011. 80% de ces plans concernent le risque d’inondation, le premier des risques naturels en France.

C’est encore peu au regard des 36.783 communes que compte la France. Par ailleurs, ce nouveau dispositif de vigilance ne concerne que la métropole. «Nous réfléchissons à sa mise en place dans les territoires d’outre-mer» a déclaré François Jacq.

 

Stéphanie Senet.

 
 


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