Nouvelle parution de «L’environnement en France»

Le 18 octobre 2006 par Agnès Ginestet
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Le 17 octobre, la ministre chargée de l’environnement Nelly Olin et le directeur de l’Institut français de l’environnement (Ifen) Bruno Trégouët ont présenté la quatrième édition du rapport. Une occasion de revenir sur les progrès, mais aussi les dégradations de l’environnement.

L'érosion de la biodiversité est, avec le changement climatique, considérée dans ce document publié par l'Ifen comme l'un des deux défis majeurs pour l'avenir de la planète. Les populations d'oiseaux communs du milieu agricole ont baissé de 27% ces 15 dernières années. En revanche, d'autres animaux prolifèrent. Les effectifs de cerfs ont par exemple triplé. La stratégie nationale de la biodiversité vise à stopper l'érosion de la biodiversité d'ici 2010.



La population française se concentre aujourd'hui dans les espaces péri-urbains et sur le littoral, générant un impact néfaste sur la biodiversité. Entre 1993 et 2003, la surface occupée par les prairies a diminué de 5,7% et les arbres épars, haies, peupleraies et chemins de 8,6%. Les sols artificiels bâtis et non bâtis ont eux progressé respectivement de 15,8 et 21,1%. Ainsi, les zones artificielles couvrent aujourd'hui 8% du territoire métropolitain, contre 7% il y a 10 ans. 60.000 hectares sont perdus transformés de cette façon chaque année.

L'essor de la maison individuelle, notamment dû à la charte «maison à 100.000 euros» et l'augmentation de la taille des logements sont particulièrement mis en cause. Pour Nelly Olin, les loyers excessifs en ville incitent également les gens à aller habiter plus loin, là où ils paient moins cher. Il faut donc trouver un équilibre et pour cela, un groupe de travail sur la reconquête du péri-urbain a été mis en place. Il doit soumettre un plan au Conseil national du paysage d'ici la fin de l'année.

Un autre point abordé dans le rapport concerne l'apparition de nouveaux polluants encore peu mesurés dans l'environnement. Par exemple, des médicaments sont retrouvés dans les eaux, et l'air est, en périphérie d'agglomérations, contaminé par des produits phytosanitaires utilisés dans le cadre d'activités agricoles ou d'entretien des voies ferrées.

Michèle Froment-Védrine, directrice générale de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), a souhaité souligner l'importance des données récoltées sur le terrain dans le cadre de la prévention des risques sanitaires. «Sans statistiques, on ne peut pas avancer en santé-environnement. Il est cependant difficile d'obtenir des chiffres et surtout de les valider», a-t-elle déclaré. «Nous avons des certitudes, par exemple sur l'amiante et le benzène. Mais nous n'avons que quelques informations ponctuelles sur les pollutions diffuses. Il faut donc cerner les indicateurs pour arriver à prévenir les futures maladies».

Finalement, les nouveautés de «L'environnement en France» concernent surtout l'introduction de chapitres sur le réchauffement climatique et l'environnement et la santé, ainsi que la prise en compte des ménages comme source de pressions sur l'environnement (augmentation des déchets, des déplacements en voiture particulière…). «Ce rapport a des imperfections car notre connaissance de l'environnement a encore des lacunes», a toutefois admis Bruno Trégouët.




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