Nouvelle filière de recyclage pour des lampes

Le 27 avril 2005 par Ludivine Hamy
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ampoules
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Recylum, tel le sera le nom de l’éco-organisme chargé du recyclage des lampes à décharges (1).

Conformément à la réglementation sur les déchets d'équipements électriques et électroniques (2), le matériel d'éclairage (3) fait désormais l'objet d'une obligation de reprise et de recyclage de la part des professionnels. Dans cette perspective, et avant même que le décret d'application ne soit publié, les 4 principaux fabricants de lampes en France (Général Electric, OSRAM, Philips et SLI) se sont mis d'accord pour créer Recylum. Cette société par actions simplifiées (SAS) sera financée, comme tous les éco-organismes existants, par une contribution versée par les producteurs et les diffuseurs de lampes à décharges.

La filière concernera environ 70 millions de lampes, essentiellement utilisées par des professionnels car seules 10% des lampes proviennent des ménages. «Contrairement aux piles, la lampe est un produit fragile, souligne Xavier Peyrou, délégué général du syndicat de l'éclairage. Nous devons donc mettre en place un système de collecte spécifique, avec des conteneurs qui amortissent les chocs et préservent ainsi l'intégrité de la lampe, évitant que le mercure ne se disperse pas dans l'environnement.» Pour les professionnels de la filière, l'idéal serait que les utilisateurs rapportent les lampes usagées aux points de vente, lesquels seraient soumis à une obligation de reprise. Afin de sensibiliser le grand public, le syndicat va bientôt lancer, en liaison avec d'autres organismes, une campagne de communication. Pour l'heure, seuls 15% des lampes à décharges sont récupérées et traitées, le reste finissant avec les déchets ménagers. Il faut donc sensibiliser les consommateurs.

Si les professionnels sont d'ores et déjà capables de traiter et de récupérer 99% des composants des lampes (métal, verre, poudres colorantes…), le problème principal reste celui du mercure. Aujourd'hui, un tube fluorescent contient environ 3 mg de mercure (contre 10 mg il y a 30 ans). «Le mercure est vaporisé sur les parois des tubes. Du coup, les quantités de mercure contenues dans les lampes sont de plus en plus négligeables», explique Xavier Peyrou. Jusqu'à présent, le mercure était récupéré pour faire du chlore. Mais la tendance est à la «démercurisation» des process de fabrication du chlore. Du coup, que fera-ton du mercure issu des lampes ?. «C'est a priori un faux problème, souligne Xavier Peyroux, car de nouvelles générations d'éclairage sans mercure sont en train de faire leur apparition sur le marché».

(1) Ces types de lampes produisent de la lumière grâce à une décharge électrique dans un gaz.

(2) Directive 2003/108/CE du Parlement européen et du Conseil du 8 décembre 2003.

(3) Tubes fluorescents rectilignes, lampes fluorescentes compactes, lampes à décharge à haute intensité, y compris les lampes à vapeur de sodium haute pression et les lampes aux halogénures métalliques, lampes à vapeur de sodium basse pression.




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