Nouvelle découverte de chrysomèle vers Orly

Le 18 octobre 2004 par Christine Sévillano
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Deux nouveaux insectes de la chrysomèle ont été piégés aux abords d'Orly. Cette découverte a renforcé la surveillance et la lutte contre ses larves destructrices.

Deux chrysomèles des racines du maïs ont été capturées le mois dernier dans l'Essonne (91), aux abords de l'aéroport d'Orly. La première a été piégée le 14 septembre sur la commune de Saulx-les-Chartreux, la seconde six jours plus tard à Brétigny-sur-Orge.

La larve de ce coléoptère est dangereuse pour les cultures de maïs car elle se nourrit de sa racine. L'insecte provient des Etats-Unis. Il est soupçonné par les chercheurs et les autorités de traverser l'Atlantique par avion ou par voies terrestres. Des procédures de désinfection des avions par insecticides sont obligatoires mais limitées en efficacité.

Les captures récentes résultent d'une politique de lutte intensive contre cette larve destructrice. La rotation des cultures permet d'éviter que la chrysomèle trouve à se nourrir deux années de suite dans les zones à risque. Des traitements insecticides par voie aérienne et par tracteur enjambeur sont réalisés, en particulier contre les insectes adultes.

Les zones où la chrysomèle a été détectée sont délimitées et dites "de sécurité". Elles sont entourées de zones focus où s'effectue également une surveillance. Des pièges complètent le dispositif. Ils se présentent sous la forme de feuilles de plastique gluantes avec un dégagement de phéromones mâles ou femelles.

Ces mesures sont prises par la Direction régionale et interdépartementale de l'agriculture et de la forêt (Driaf) en partenariat avec les agriculteurs. "Cette coopération est nécessaire et elle a prouvé son efficacité. La rotation des cultures est très contraignante pour les exploitants agricoles", explique Catherine Geslain-Lanéelle directrice de la Driaf.

Les élus et les maires sont également parties prenantes, en particulier pour informer les populations voisines des cultures qui reçoivent des traitements. "Il faut expliquer aux possesseurs de potagers qu'ils ne peuvent cueillir légumes et fruits pendant deux ou trois jours, le temps que les pesticides se désagrègent", poursuit Catherine Geslain-Lanéelle.

Celle-ci devrait réunir professionnels et élus à la fin du mois pour faire le bilan de la campagne de lutte de l'année passée et préparer celle de 2005. 1500 hectares de cultures devraient notamment être concernés par une rotation à Orly et Roissy. Une vingtaine de pièges devrait compléter le dispositif.


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus